
APRNEWS: Youssouf KONE publie une thèse majeure sur les effets macroéconomiques des infrastructures dans la zone SADC
Le Docteur en Sciences Économiques, Youssouf KONE, a récemment soutenu une thèse sur les effets des infrastructures économiques sur la croissance des pays de la SADC, mettant en évidence des liens complexes entre les infrastructures de télécommunications, de transport et d'électricité et le développement économique régional. Les résultats clés soulignent l'impact significatif des technologies de l'information et de la communication sur la croissance, l'importance d'un cadre institutionnel stable pour les infrastructures de transport, et les bénéfices limités de la fourniture d'électricité dus à des pertes de transmission. KONE met en avant l'importance d'une gouvernance rigoureuse et coordonnée dans la gestion des infrastructures et propose des recommandations spécifiques selon le niveau de revenu des pays, appelant à une politique d'infrastructures adaptée et soutenue institutionnellement pour favoriser la croissance et le développement durable en Afrique.
Abidjan, 29 juillet 2025 — Docteur en Sciences Économiques de l’Université Félix Houphouët-Boigny, Youssouf KONE a soutenu le 28 juillet 2025 une thèse d’une grande portée sur les effets des infrastructures économiques sur la croissance dans les pays de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).
Titre : Essais sur les effets macroéconomiques des infrastructures dans les pays de la SADC, cette recherche approfondie s’appuie sur une analyse économétrique de trois volets, examinant 16 pays entre 1990 et 2023.
L’étude met en lumière des liens complexes entre infrastructures de télécommunications, de transport et d’électricité, et le développement économique régional. Parmi les résultats clés :
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Les technologies de l’information et de la communication (TIC), en particulier le haut débit et la téléphonie mobile, exercent un impact direct et significatif sur la croissance. Cet effet est renforcé lorsque la qualité des institutions et du système financier est élevée.
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Les infrastructures de transport produisent des effets positifs uniquement dans un cadre institutionnel stable. Dans les États les moins dotés, le volume des infrastructures prévaut sur leur qualité.
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La fourniture d’électricité contribue à la croissance par l’industrialisation et la consommation domestique, mais ses bénéfices sont limités par des pertes de transmission importantes.
Au-delà des constats empiriques, Youssouf KONE souligne l’importance de mécanismes de seuil et de transmission sectorielle, mais aussi le rôle fondamental d’une gouvernance rigoureuse et coordonnée dans la gestion des infrastructures.
« J’ai choisi ce sujet car je suis convaincu que le développement économique de l’Afrique passe par des infrastructures performantes, mais surtout par une meilleure compréhension de leurs effets réels sur nos économies. Il ne suffit pas de construire, encore faut-il que cela transforme structurellement », a déclaré le chercheur.
La thèse propose des recommandations ciblées selon le niveau de revenu des pays :
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Pour les pays à faible revenu : priorité à l’accès de base à l’électricité et au numérique.
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Pour les pays à revenu intermédiaire : accent sur l’amélioration de la qualité des services et la réduction des inefficacités techniques.
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Pour tous : renforcer la gouvernance sectorielle, assurer une coordination efficiente des investissements et encourager l’intégration régionale.
Ce travail original contribue significativement aux débats sur la croissance et le développement durable en Afrique, en appelant à une politique d’infrastructures adaptée, region-specific et institutionnellement soutenue.
La communauté scientifique et les décideurs africains disposent désormais d’une étude robuste et stratégique pour orienter leurs politiques d’investissement dans les années à venir sur un continent où l’efficacité des infrastructures reste un enjeu majeur.
