
APRNEWS: Scandale au Ghana – La présidente de la Cour suprême limogée pour corruption et falsification de dossiers
La présidente de la Cour suprême du Ghana, Gertrude Araba Esaaba Sackey Torkornoo, a été limogée par le président John Dramani Mahama à la suite d'accusations de falsification de dossiers judiciaires et de détournement de fonds publics. Une commission d'enquête a recommandé sa destitution pour "inconduite", ce qui a été validé par le président Mahama dans le cadre de sa campagne anticorruption. Cette destitution, la première de l'histoire du Ghana pour un président de la Cour suprême en exercice, suscite des débats sur l'indépendance judiciaire et l'équilibre des pouvoirs. Mme Sackey Torkornoo conteste la décision et cherche réparation devant la Cour de justice de la CEDEAO, sans avoir encore fait l'objet de poursuites judiciaires.
La présidente de la Cour suprême du Ghana, Gertrude Araba Esaaba Sackey Torkornoo, a été limogée lundi 1er septembre 2025 par le chef de l’État John Dramani Mahama, à la suite d’un rapport d’une commission d’enquête remis quelques heures auparavant au palais présidentiel.
Cette commission de cinq membres a examiné des accusations portées contre la magistrate : falsification de dossiers judiciaires et détournement de fonds publics. Suspendue de ses fonctions depuis avril, elle a été reconnue coupable « d’inconduite » et la commission a recommandé sa destitution conformément à la procédure constitutionnelle. Le président Mahama, élu en janvier 2025, s’est engagé dans une vaste campagne anticorruption et a validé cette décision, qui prend effet immédiatement.
Cette destitution est sans précédent dans l’histoire du Ghana, aucun président de la Cour suprême en exercice n’ayant jamais été révoqué dans le cadre d’une procédure officielle. Des débats persistent quant à la légitimité et à la gravité des faits reprochés, plusieurs voix s’inquiétant de l’impact sur l’indépendance et l’équilibre des pouvoirs. Mme Sackey Torkornoo, troisième femme à occuper ce poste depuis juin 2023, n’a pas encore fait l’objet de poursuites judiciaires, mais conteste la décision et demande réparation devant la Cour de justice de la CEDEAO.
