
APRNEWS: Les personnes transgenres vont être expulsées de l’armée
Sous 30 jours, les États-Unis vont exclure les personnes transgenres de l'armée, sauf si elles obtiennent une dérogation spéciale, selon une note du Pentagone. Les militaires ayant un diagnostic de dysphorie de genre seront retirés du service actif, mais des exceptions pourront être accordées au cas par cas pour des raisons impérieuses. Cette mesure intervient après des revirements politiques successifs sur la question de l'admission des personnes transgenres dans l'armée américaine.
La mesure sera effective sous 30 jours. Des dérogations «au cas par cas» seront accordées affirme le Pentagone.
Dans un développement controversé, le Pentagone a annoncé qu’il expulsera les militaires transgenres dans un délai de 30 jours, sauf si ces derniers obtiennent une dérogation spéciale. Cette décision a été communiquée par le biais d’une note de service publiée mercredi, dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours.
La note précise que « les militaires qui ont un diagnostic ou des antécédents de dysphorie de genre, ou qui présentent des symptômes compatibles avec celle-ci, seront sortis du service actif ». Ce changement marque un retour à une politique restrictive qui avait été abrogée en 2016 sous l’administration du président démocrate Barack Obama. À cette époque, la levée de l’interdiction avait été saluée comme une avancée significative pour les droits des personnes LGBTQ+ au sein des forces armées américaines.
Cependant, la première administration Trump avait réussi à faire annuler cette mesure en 2019 après une longue bataille juridique. Le retour à cette politique restrictive soulève de vives inquiétudes parmi les défenseurs des droits civiques et les membres de la communauté LGBTQ+. Ils craignent que cela ne crée un climat d’intimidation et d’exclusion au sein des rangs militaires.
Le Pentagone a cependant indiqué qu’il pourrait accorder des dérogations « au cas par cas », mais uniquement « à condition d’un intérêt gouvernemental impérieux » justifiant la conservation de certains membres transgenres dans l’armée. Cette clause laisse entrevoir une certaine flexibilité, mais elle reste entourée d’incertitudes quant aux critères d’évaluation et aux décisions qui seront prises.
Les réactions à cette annonce sont partagées. D’un côté, certains soutiennent que la santé mentale et le bien-être des soldats doivent primer sur toute autre considération militaire. De l’autre, ceux qui défendent cette nouvelle mesure affirment qu’elle est nécessaire pour maintenir la cohésion et la préparation opérationnelle au sein des forces armées.
Cette décision survient alors que le débat sur les droits des personnes transgenres se poursuit intensément aux États-Unis. Les opposants à ces mesures affirment qu’elles vont à l’encontre des valeurs fondamentales d’égalité et de dignité humaine. En revanche, les partisans soutiennent qu’elles sont justifiées par des préoccupations liées à la performance militaire et à la santé.
Alors que nous nous dirigeons vers la mise en œuvre de cette nouvelle politique dans moins d’un mois, il est crucial que toutes les parties prenantes continuent à dialoguer afin d’évaluer son impact sur ceux qui servent actuellement dans l’armée américaine ainsi que sur leurs familles et leurs communautés. La situation reste dynamique et suscite une attention continue tant au niveau national qu’international concernant le traitement équitable et respectueux de tous les membres du service militaire.