APRNEWS: Alassane Ouattara refuse de céder le pouvoir, selon Guillaume Soro.

APRNEWS: Alassane Ouattara refuse de céder le pouvoir, selon Guillaume Soro.

La situation politique en Côte d'Ivoire est tendue à l'approche de l'élection présidentielle d'octobre 2025, avec des critiques contre Alassane Ouattara qui refuse de quitter le pouvoir, alimentant des craintes de dérives autoritaires. Les tensions sont exacerbées par les discours incendiaires de l'opposant Soro et les répressions des manifestations. Malgré une opposition affaiblie, la perspective d'une réélection d'Ouattara accroît le risque de contestations. Cette situation compromet la démocratie ivoirienne et soulève des inquiétudes quant à une alternance pacifique, laissant le pays dans un débat persistant sur son héritage politique.

Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire et figure importante de l’opposition, a vivement réagi violemment  à l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara pour un quatrième mandat présidentiel. Dans une déclaration cinglante, il dénonce ce choix en affirmant que

« la vérité est simple, et cruelle : Alassane Ouattara refuse de lâcher le pouvoir comme tout dictateur qui se respecte ».

Cette condamnation illustre les fortes tensions politiques en Côte d’Ivoire à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025, avec une opposition qui critique la longévité au pouvoir d’Ouattara et dénonce une volonté perçue de s’accrocher au fauteuil présidentiel au détriment des règles démocratiques.

Le contexte reste ainsi très tendu, la candidature contestée d’Ouattara cristallisant les débats sur la légitimité démocratique et les risques pour la stabilité politique du pays.

La Côte d’Ivoire, ayant connu des crises post-électorales violentes par le passé, redoute un nouvel épisode de violence. Les discours radicalisés de Soro, ancien allié devenu rival, pourraient encourager une opposition hostile au gouvernement. Les répressions des manifestations et les exils forcés de plusieurs opposants, y compris Soro lui-même, condamné par contumace, suscitent des critiques d’autoritarisme.

La communauté suit avec inquiétude, mais les partenaires économiques (France, UE) privilégient souvent la stabilité à court terme. L’UA et la CEDEAO, affaiblies par d’autres crises (Sahel, Guinée), peinent à imposer une ligne ferme.

Scénario probable

Ouattara, bénéficiant d’un appareil étatique solide et d’une opposition divisée (PDCI incertain, Soro en exil, Gbagbo marginalisé), devrait l’emporter, mais avec un risque accru de protestations.

Péril pour la démocratie ivoirienne

Cette candidature renforce l’image d’un « président à vie », sapant les avancées post-crise et décourageant une alternance pacifique.

En qualifiant Alassane Ouattara de « dictateur » pour sa candidature à un quatrième mandat, Soro incarne la voix d’une opposition dénonçant une dérive autoritaire et une violation des principes démocratiques.

La Côte d’Ivoire semble ainsi s’enliser dans un débat récurrent sur l’héritage des « pères fondateurs » africains

𝐃𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐒𝐨𝐫𝐨
𝙨𝙪𝙧 𝙡’𝙖𝙣𝙣𝙤𝙣𝙘𝙚 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙘𝙖𝙣𝙙𝙞𝙙𝙖𝙩𝙪𝙧𝙚 𝙙𝙚 𝙈. 𝘼𝙡𝙖𝙨𝙨𝙖𝙣𝙚 𝙊𝙪𝙖𝙩𝙩𝙖𝙧𝙖 𝙖̀ 𝙪𝙣 𝙦𝙪𝙖𝙩𝙧𝙞𝙚̀𝙢𝙚 𝙢𝙖𝙣𝙙𝙖𝙩 𝙥𝙧𝙚́𝙨𝙞𝙙𝙚𝙣𝙩𝙞𝙚𝙡 𝙞𝙡𝙡𝙚́𝙜𝙖𝙡.

Ce mardi 29 juillet 2025, Monsieur Alassane Ouattara a, sans surprise, annoncé sa décision de briguer un quatrième mandat présidentiel illégal, foulant une fois de plus aux pieds la Constitution ivoirienne et les principes les plus élémentaires de la démocratie.

Le simulacre de suspense orchestré ces dernières semaines n’aura trompé personne — et surtout pas lui. Il ne s’agissait que d’une mise en scène destinée à préparer l’opinion à une nouvelle violation de notre Loi fondamentale. Après avoir invoqué, en 2020, un prétendu « cas de force majeure » pour justifier un troisième mandat inconstitutionnel, le voici qui récidive, cinq ans plus tard, avec les mêmes arguments éculés : la situation sécuritaire, les défis économiques et autres impératifs de stabilité pour justifier l’injustifiable.

La vérité est simple. Et cruelle.
Alassane Ouattara ne veut pas quitter le pouvoir, comme tout bon dictateur qui se respecte. Il est prêt à tout pour pérenniser son pouvoir personnel, au mépris de la paix sociale, de la stabilité du pays et de la sécurité de ses habitants.

Aujourd’hui, l’opposition est embastillée, la démocratie bâillonnée, et la liste électorale, totalement truquée, annonce des lendemains périlleux.
L’histoire récente de notre pays rappelle combien les violations répétées des règles du jeu démocratique conduisent immanquablement à des crises majeures.
Dans ces conditions, le peuple de Côte d’Ivoire est placé face à sa responsabilité historique : se soumettre à une dictature qui ne cache plus son visage, ou se lever, dans le respect de la légalité, pour défendre la Constitution, la justice et la liberté.
Tel est l’enjeu.

𝗚𝘂𝗶𝗹𝗹𝗮𝘂𝗺𝗲 𝗞𝗶𝗴𝗯𝗮𝗳𝗼𝗿𝗶 𝗦𝗼𝗿𝗼
Ancien Premier ministre
Ancien Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire
Président de Générations et Peuples Solidaires (GPS)

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