
APRNEWS: Gouvernance en Côte d’Ivoire – Entre progrès et obstacles à surmonter
La bonne gouvernance en Afrique se réfère à l’exercice efficace, transparent, responsable et inclusif de l’autorité politique, économique et administrative dans la gestion des affaires publiques à tous les niveaux.
La Côte d’Ivoire se caractérise par un décalage entre des progrès institutionnels et macroéconomiques significatifs et des défis persistants en matière de perception et d’équité, qui nécessitent une action ciblée.
La bonne gouvernance en Côte d’Ivoire connaît des avancées significatives mais fait face à plusieurs défis importants à relever pour consolider ces progrès.
Avancées majeures
La Côte d’Ivoire a enregistré une croissance économique élevée et une stabilité politique notable sur la dernière décennie, avec une progression sur l’indice de perception de la corruption de Transparency International (+13 points entre 2013 et 2023) grâce notamment à une législation améliorée et des organes de contrôle indépendants comme la Cour des comptes.
Le pays se place parmi les États d’Afrique de l’Ouest les mieux notés en gouvernance économique et gestion des politiques publiques, avec une note de 3,9 sur 6 selon la Banque mondiale en 2025. Cette évaluation souligne la discipline budgétaire, les réformes structurelles et les efforts pour une meilleure inclusion sociale.
Défis à surmonter
Malgré ces progrès, la perception publique de la corruption s’est détériorée dans certains segments de la population, avec une confiance souvent faible dans les institutions publiques, ce qui peut menacer la stabilité politique à long terme.
Il reste à transformer les succès institutionnels en améliorations concrètes et visibles pour la population, notamment dans la transparence, la répression de la corruption, et l’accès équitable aux services publics.
La répartition équitable des fruits de la croissance est un enjeu important pour éviter les inégalités sociales qui pourraient fragiliser la cohésion nationale.
L’amélioration de l’attractivité des investissements directs étrangers et le renforcement du financement de l’économie ivoirienne sont aussi des défis centraux pour accélérer la transformation structurelle du pays.
Le gouvernement doit continuer à renforcer ses capacités managériales, la gestion des ressources publiques, la sécurité, la souveraineté alimentaire, et l’autonomisation des jeunes et des femmes.
Ce qu’il faut corriger
Renforcer la lutte contre la corruption par des mesures plus rigoureuses et visibles au niveau local et national, afin de restaurer la confiance des citoyens.
Améliorer la gouvernance locale pour mieux répondre aux besoins spécifiques des communautés et accroître la participation populaire dans les décisions.
Accroître la transparence dans la gestion des finances publiques et dans les marchés publics.
Favoriser une croissance plus inclusive et équitable, surtout dans les zones rurales et les populations vulnérables.
Consolider le dialogue social et politique pour éviter les tensions et renforcer la stabilité démocratique.
La bonne gouvernance en Côte d’Ivoire doit continuer à évoluer vers plus de transparence, de responsabilité et d’inclusion socio-économique pour transformer les succès institutionnels en bénéfices réels pour toute la population ivoirienne.La bonne gouvernance en Côte d’Ivoire présente des avancées notables, mais plusieurs défis majeurs subsistent et sollicitent des corrections pour améliorer l’efficacité et la légitimité des institutions.
Avancées
La Côte d’Ivoire affiche une croissance économique forte et durable, une stabilité politique relative, et une amélioration dans la lutte contre la corruption avec la création d’organes indépendants comme la Cour des comptes.
Sur le plan de la gouvernance économique, elle est parmi les pays mieux notés d’Afrique de l’Ouest selon la Banque mondiale en 2025, avec des réformes budgétaires et structurelles soutenant une plus grande inclusion sociale.
Défis
La perception publique de la corruption reste forte, et la confiance dans les institutions demeure fragile, ce qui peut compromettre la paix et la stabilité.
Il faut davantage traduire les progrès institutionnels par des bénéfices concrets pour la population, notamment en matière de transparence, répression de la corruption et qualité des services publics.
Assurer une répartition équitable des fruits de la croissance économique pour réduire les inégalités sociales.
Renforcer l’attractivité des investissements directs étrangers et améliorer le financement de l’économie nationale.
Améliorer les capacités managériales, la mobilisation des ressources publiques et renforcer l’autonomisation des jeunes et des femmes.
Corrections nécessaires
Lutte accrue contre la corruption via des actions visibles et effectives.
Amélioration de la gouvernance locale pour plus de proximité et d’inclusion dans la prise de décision.
Transparence renforcée dans la gestion des finances et marchés publics.
Croissance plus inclusive, ciblant les populations rurales et vulnérables.
Dialogue social et politique pour renforcer la stabilité démocratique et prévenir les tensions.
La Côte d’Ivoire figure actuellement sur la « liste grise » du GAFI (Groupe d’Action Financière), ce qui signifie que le pays est considéré comme présentant des vulnérabilités en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette mauvaise note est liée notamment à un vide législatif et à des insuffisances dans la mise en œuvre complète des mesures recommandées par le GAFI.
Solutions d’urgence pour sortir de la liste grise du GAFI
Finaliser et mettre en œuvre pleinement le plan d’action du GAFI
La Côte d’Ivoire doit accélérer la mise en œuvre des mesures restantes recommandées par le GAFI, notamment en matière de réglementation, supervision financière, transparence des bénéficiaires effectifs, et renforcement des capacités des institutions de contrôle.
Renforcer la législation anti-blanchiment et financement du terrorisme
Combler les lacunes législatives en adoptant des lois plus strictes et claires, et veiller à leur application stricte.
Améliorer la coopération internationale et les échanges d’informations
Faciliter la collaboration avec les partenaires internationaux, notamment par un partage efficace d’informations financières et judiciaires pour mieux tracer et bloquer les flux illicites.
Renforcer les capacités des autorités de contrôle
Former et équiper les structures en charge du contrôle (CENTIF, justice, police financière) pour qu’elles puissent agir avec efficacité et rapidité.
Sensibiliser et impliquer le secteur privé
Mieux impliquer les banques, institutions financières, et autres acteurs économiques dans la détection et la prévention des opérations suspectes.
Enjeux
Sortir de la liste grise du GAFI est crucial pour restaurer la confiance des investisseurs internationaux, améliorer l’image économique de la Côte d’Ivoire, et éviter des restrictions financières ou commerciales.
C’est aussi un effort qui participe à la bonne gouvernance globale du pays, en renforçant la transparence et la responsabilité.
Le gouvernement ivoirien, sous la présidence d’Alassane Ouattara, affiche un engagement fort pour respecter le cadre du GAFI et accélérer ces réformes dans les prochains mois, en particulier à travers un plan d’action précis et des collaborations renforcées avec les institutions internationales.
La sortie rapide de la liste grise repose sur la mise en œuvre rigoureuse des réformes législatives, l’efficacité des contrôles, et la coopération internationale renforcée.
Au cœur des solutions d’Alassane Ouattara pour la bonne gouvernance, on trouve une combinaison de réformes structurelles, un engagement fort contre la corruption, ainsi qu’une stratégie de développement économique axée sur l’innovation, la transparence et l’inclusion sociale. Ces mesures visent à stabiliser durablement la Côte d’Ivoire et à améliorer concrètement les conditions de vie de ses populations.
