
APRNEWS: SexTape – 8 ans de prison et une amende de 220 000 $ pour Baltasar Ebang Engonga
Baltasar Ebang Engonga, ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) de Guinée équatoriale, a été condamné à huit ans de prison ferme et à une amende de 220 000 dollars pour détournement de fonds publics, avec cinq autres hauts fonctionnaires également condamnés pour des actes similaires. Son implication dans un scandale financier et sexuel a été révélée en novembre 2024, lorsque des vidéos compromettantes ont circulé montrant Engonga avec des épouses de hauts responsables. Cette affaire a suscité un tollé public et des moqueries, incitant le gouvernement à restreindre l'accès à internet. La condamnation d'Engonga marque un tournant dans la lutte contre la corruption et l'impunité des élites en Guinée équatoriale, illustrant un changement de cap vers une gouvernance plus rigoureuse et transparente.
Baltasar Ebang Engonga, ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) de Guinée équatoriale, a été condamné le 27 août 2025 à huit ans de prison ferme et à une amende de 220 000 dollars par le tribunal provincial de Bioko, pour détournement de fonds publics. Cinq autres hauts fonctionnaires impliqués dans ce scandale ont également été condamnés, pour des détournements allant de dizaines à centaines de milliers de dollars, masqués en frais de déplacements professionnels ou missions étatiques déjà financées.
Cette condamnation met fin à une affaire particulièrement médiatisée, mêlant corruption à grande échelle, enrichissement illicite et un scandale sexuel : dès novembre 2024, alors qu’il était déjà en détention, des sex-tapes impliquant Baltasar Engonga avec des épouses de hauts responsables, parfois filmées dans son bureau officiel, ont circulé massivement sur les réseaux sociaux. L’ironie est cruelle pour celui qui était présenté comme garant de l’intégrité publique, en charge de la lutte contre la criminalité financière au sein de l’État.
La diffusion des vidéos a provoqué un séisme social et d’importantes moqueries, inspirant même des chansons parodiques et le fictif « Balthazariem ». Face à l’ampleur du scandale, le gouvernement avait tenté de limiter l’impact en ralentissant la connexion internet nationale. La peine de prison ferme coupe court à l’impunité dont bénéficiaient les élites, signalant une volonté d’afficher une rigueur nouvelle en matière de gouvernance dans ce pays pétrolier.
Le cas Engonga est désormais un exemple emblématique de la chute de dignitaires autrefois « intouchables », sous l’effet conjugué de la justice et de la pression populaire, dans un pays souvent critiqué pour l’opacité de sa gestion des ressources publiques.
