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UE : Vers l'interdiction des microplastiques 

Apr - News / Microplastiques
Jeudi, 31 janvier 2019

UE : Vers l'interdiction des microplastiques 

APRNEWS - L'Union Européenne pourrait interdire les microplastiques dès 2020. C’est en tout cas ce que propose l’Agence européenne des produits chimiques, en réaction à la pollution massive causée par ce matériau.

L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), qui dépend directement de l’Union européenne a proposé mercredi 30 janvier de supprimer progressivement l’usage volontaire de certains microplastiques dans des produits tels que les cosmétiques, les détergents ou encore les peintures.

Cela permettrait d’émettre 36 000 tonnes de fibres et de fragments de microplastiques en moins chaque année à partir de 2020. En effet, “tous les ans, l’Europe libère une quantité de plastique six fois plus grande que le grand continent-poubelle du Pacifique dans la nature – l’équivalent de 10 milliards de bouteilles en plastique” explique le Guardian.

Le rapport vise les microplastiques qui ne sont pas indispensables mais qui sont utilisés par les fabricants pour des raisons économiques ou pratiques. Interrogée par le quotidien britannique, la responsable de la politique en matièe de produits chimiques du Bureau européen de l’environnement Elise Vitali a déclaré que le problème des microplastiques était “alimenté par des entreprises irresponsables, notamment celles de l’industrie des produits de beauté et de soin, qui ont décidé de troquer les ingrédients naturels que sont la poudre d’amandes, les coques de noix de coco ou les noyaux d’olives contre des micro-billes de plastique, sans tenir compte du rejet du public ni des avertissements des scientifiques.”

Une question de droits de l’homme

La suppression progressive proposée par l’ECHA demanderait aux sociétés des secteurs concernés de revoir complètement leurs produits. Elle serait donc échelonnée sur six ans afin que les entreprises puissent changer leur processus de production à moindre coût.

Le problème est majeur, comme l’affirme Baskut Tuncak, le rapporteur des Nations unies sur les substances et les déchets dangereux.

Les microplastiques représentent une menace croissante pour les droits humains. Les mesures proposées par l’ECHA sont nécessaires si l’on veut garantir aux générations actuelles et futures qu’elles pourront profiter de ce qui est leur est dû : un environnement propre, sain et durable.”

Néanmoins, pour que le projet devienne une directive, rappelle le Guardian, il faudra qu’il soit étudié par le comité scientifique de l’ECHA pendant 15 mois. L’agence transmettra ensuite son avis à la Commission européenne, qui aura ensuite trois mois pour élaborer une législation. Celle-ci entrerait ensuite en vigueur sous huit mois.

avec courrier international