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Gambie : Yayah Jammeh accusé du meurtre de migrants africains

Gambie : Yayah Jammeh accusé du meurtre de migrants africains
Mercredi, 16 mai 2018

Gambie : Yayah Jammeh accusé du meurtre de migrants africains

APRNEWS- L’organisation non gouvernementale (Ong) Human Rights Watch et Trial International ont affirmé mercredi que plus de cinquante migrants africains ont été exécutés par une force paramilitaire contrôlée par Yayah Jammeh.

Ces crimes se seraient produits en 2005 alors que l’ancien président gambien tenait encore les rênes du pouvoir et visaient des migrants clandestins (44 Ghanéens et plusieurs Nigérians, Sénégalais et Togolais). Ces derniers auraient été arrêtés sur une plage de Gambie alors qu'ils tentaient de se rendre en Europe.

Selon ces deux organisations, ces soldats choisis au sein de la garde nationale, notamment chargée de la protection du président, « ont exécuté sommairement huit migrants près de la capitale Banjul et les autres le long de la frontière sénégalaise ».

Reed Brody, conseiller Juridique à Human Rights Watch a soutenu que les migrants africains ont été assassinés « par un escadron de la mort qui recevait ses ordres directement du président Jammeh ».

Une déclaration qui prend le contre-pied d’un rapport conjoint de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de l'ONU jamais rendu public. Ce rapport avait, à l’époque soutenu que le gouvernement gambien n’était pas "impliqué directement ou indirectement" dans les assassinats et les disparitions, perpétrés par des "éléments incontrôlés" au sein des services de sécurité gambiens "agissant pour leur propre compte".

Yayah Jammeh qui a gouverné pendant 22 ans sans partage a été longuement critiqué pour sa propension à violer les droits de l’homme. Battu par Adama Barrow aux élections présidentielles de fin novembre 2017, Jammeh vit en exil en Guinée équatoriale depuis janvier 2017.