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Cameroun : À qui profite la crise anglophone ?

Samedi, 22 septembre 2018

APRNEWS- Il faut éviter les amalgames. On peut ne pas aimer Paul Biya, c’est normal, personne ne fait l’unanimité ! Ce qu’il faut, c’est fixer les objectifs et les limites de nos actions, pour préserver l’essentiel.

Pourquoi la crise anglophone alimente-t-elle tant les médias ? Pourquoi attribuer cela à Paul Biya ou au régime actuel ? Comme si cette crise est tombée du ciel en 2018, l’année des élections présentielles. Cette affaire doit être traitée avec la plus grande prudence. Il ne faut pas laisser la division prendre plus de place. Paul Biya, s’en ira un jour du pouvoir, il laissera la place à quelqu’un d’autre, peut-être de l’opposition !

Il faut prendre position avec beaucoup de délicatesse. La patrie est à préserver, l’unité nationale aussi. Cette unité se construit progressivement et avec beaucoup de difficultés.

La première chose est d’écarter l’idée de fédéralisme. Le Cameroun doit rester un état uni avec des différences et ses particularités. Les sécessionnistes n’agissent pas pour l’intérêt du pays. Pendant que des états se réunissent, on veut nous faire croire que le meilleur c’est la séparation. Le Cameroun en tant seul état bilingue (on compte depuis peu le Rwanda) est une fierté pour toute l’Afrique.

La division ne profitera à aucun Camerounais, mais certainement aux prédateurs occidentaux qui trouveront en ces micros états, des terres et des hommes à exploiter. L’Union fait la force, restons unis pour être plus forts.