APRNEWS: Umaro Sissoco Embaló exfiltré – Il est à Abidjan ce 29 Novembre 2025

APRNEWS: Umaro Sissoco Embaló exfiltré – Il est à Abidjan ce 29 Novembre 2025

Umaro Sissoco Embaló exfiltré : entre Dakar, Brazzaville et Abidjan, le mystère plane sur le sort de l’ex-président bissau-guinéen

La situation politique en Guinée-Bissau continue de susciter une intense confusion régionale. Moins d’une semaine après les violents affrontements qui ont secoué Bissau, l’ancien président Umaro Sissoco Embaló aurait quitté précipitamment Dakar, où il avait trouvé refuge, pour être exfiltré vers Brazzaville puis Abidjan, selon plusieurs sources diplomatiques concordantes.

Un départ précipité de Dakar

Après l’épisode mouvementé de Bissau qualifié de « tentative de coup d’État simulée » par certains cadres de l’armée bissau-guinéenne, Embaló s’était réfugié dans la capitale sénégalaise. Mais sa présence à Dakar n’aura été que de courte durée. D’après Confidentiel Afrique, l’ex-chef d’État a quitté le territoire sénégalais jeudi dernier sous haute sécurité, dans une opération coordonnée par les présidents Denis Sassou N’Guesso et Alassane Ouattara.

Des témoins évoquent une atmosphère tendue à l’aéroport Léopold-Sédar-Senghor, où un dispositif discret aurait encadré son départ. Brazzaville aurait constitué une première escale avant qu’Abidjan ne devienne sa destination finale.

Un rôle central des médiateurs africains

La médiation conjointe du Congo-Brazzaville et de la Côte d’Ivoire traduit la volonté de plusieurs dirigeants d’éviter une nouvelle crise institutionnelle en Afrique de l’Ouest. Denis Sassou N’Guesso et Alassane Ouattara auraient œuvré à assurer la sécurité personnelle d’Embaló, tout en maintenant des canaux de communication avec les nouvelles autorités de Bissau.

Selon APR News, Umaro Sissoco Embaló se trouve actuellement à Abidjan, où il aurait été accueilli par des autorités ivoiriennes dans un cadre confidentiel. Aucun communiqué officiel n’a toutefois été publié jusqu’à présent.

Une crise à l’issue incertaine

Alors que le général Horta N’Tam, désormais fort du soutien de l’armée bissau-guinéenne, consolide son contrôle sur Bissau, le sort politique d’Embaló reste incertain. Les chancelleries régionales observent avec prudence une situation encore volatile, marquée par des rivalités internes et la méfiance d’une partie de la population envers les institutions.

Cette séquence souligne une fois encore la fragilité de la transition démocratique bissau-guinéenne et le rôle décisif que jouent les médiations régionales dans la stabilisation du pays.

Catégories
Étiquettes
Partager ceci

Commentaires

Mots-clés (0)