
APRNEWS: Trump écarte l’idée de capturer Vladimir Poutine « Ce n’est pas nécessaire, c’est un ami »
Donald Trump a écarté catégoriquement l'idée de capturer Vladimir Poutine, qualifiant le président russe d'"ami" lors d'un échange avec un journaliste évoquant une opération comparable à celle visant Nicolás Maduro.
Lors d’un échange tendu avec un journaliste américain, l’ancien président Donald Trump a rejeté l’idée qu’un mandat international puisse un jour viser le chef du Kremlin, Vladimir Poutine. Interpellé sur une éventuelle opération semblable à celle conduite jadis contre Nicolás Maduro, le dirigeant républicain a répondu calmement :

« Il n’est pas nécessaire de le capturer, Poutine est un ami. »
La déclaration, prononcée lors d’un entretien télévisé diffusé vendredi soir sur une chaîne conservatrice américaine, a immédiatement suscité de vives réactions outre-Atlantique. Certains élus démocrates y voient une nouvelle illustration de la complaisance de l’ancien président envers Moscou, tandis que ses partisans saluent un « pragmatisme diplomatique » visant à éviter l’escalade.
Une amitié revendiquée
Depuis plusieurs années, Donald Trump entretient un discours ambivalent à l’égard du président russe. Tout en condamnant officiellement l’invasion de l’Ukraine, il affirme régulièrement qu’il serait capable de « mettre fin à la guerre en vingt-quatre heures » s’il revenait à la Maison-Blanche. Pour ses adversaires, cette posture masque une bienveillance inquiétante vis-à-vis de Vladimir Poutine.
« Trump confond diplomatie et admiration personnelle », a dénoncé un ancien conseiller à la sécurité nationale cité par The Washington Post. De son côté, le camp républicain plaide la logique : « Dialoguer avec Moscou ne signifie pas approuver ses actes », a déclaré un proche du candidat.

Contexte électoral sous tension
Cette nouvelle prise de position intervient alors que la campagne présidentielle américaine entre dans une phase décisive. À moins d’un an du scrutin, Donald Trump domine les primaires républicaines et continue de façonner le débat sur la politique étrangère. La phrase sur Poutine, jugée « provocatrice » par plusieurs observateurs, pourrait néanmoins fragiliser son image auprès d’un électorat sensible à la fermeté vis-à-vis de la Russie.
