
APRNEWS: Tidjane Thiam – Une stratégie politique lucide face aux enjeux électoraux
Dans un contexte politique marqué par des tensions et des incertitudes, Tidjane Thiam ne fait pas preuve de faiblesse, mais plutôt d’anticipation et de lucidité. Contrairement à ce que certains voudraient faire croire, il ne subit pas le jeu politique, il en maîtrise les codes et prépare une candidature qui repose sur des fondements solides.
1. Une posture de vigilance, pas de victimisation
Certains accusent Thiam d’instaurer un discours de victimisation en contestant le cadre électoral. Pourtant, dans une démocratie en construction, remettre en question les règles du jeu n’est pas un signe de faiblesse, mais un acte de responsabilité. Exiger des conditions électorales transparentes et équitables ne signifie pas anticiper une défaite, mais plutôt garantir un processus démocratique crédible.
Les exemples historiques abondent : Nelson Mandela, avant d’accéder à la présidence en 1994, a exigé des conditions claires pour des élections justes en Afrique du Sud. Était-ce une posture de faiblesse ? Non, c’était la garantie d’un scrutin légitime.
2. Un cadre électoral équitable : un impératif, pas une utopie
Certains prétendent que Thiam pose des exigences irréalisables, mais peut-on vraiment parler de démocratie si les conditions du scrutin sont biaisées dès le départ ? Un leader responsable ne se contente pas de suivre des règles injustes, il cherche à les améliorer pour le bien du pays.
Si Thiam insiste sur la nécessité d’un processus électoral transparent, c’est parce qu’il connaît l’histoire récente de la CIV, marquée par des contestations électorales qui ont souvent mené à des crises. Plutôt que de se résigner, il agit en amont pour éviter que l’histoire ne se répète.
3. Anticiper les dérives électorales n’est pas un aveu de faiblesse
Dénoncer les risques de fraude avant une élection n’est pas une preuve d’échec, mais une démarche préventive. En 2020, Joe Biden et les Démocrates ont mis en garde contre les tentatives de manipulation du vote aux États-Unis bien avant le scrutin. Résultat ? Une mobilisation massive qui a conduit à une victoire claire.
Un leader avisé ne se contente pas d’espérer que tout se passe bien, il alerte, mobilise et prépare ses partisans. Thiam agit de manière stratégique, en ancrant dans l’opinion publique la nécessité d’une vigilance accrue sur le processus électoral.
4. Un candidat qui impose son agenda, pas un suiveur
Certains voudraient faire croire que Thiam ne fait que réagir aux actions de ses adversaires. Pourtant, son retour en politique s’est fait selon un plan bien défini :
•Il a d’abord pris le temps d’écouter les différentes couches sociales du pays, rencontrant enseignants, jeunes et leaders communautaires.
•Il a ensuite structuré son discours autour des vraies préoccupations des Ivoiriens : la cherté de la vie, l’éducation, l’accès aux soins et la justice sociale.
Ceux qui l’accusent d’être sur la défensive oublient que c’est justement son discours qui oriente aujourd’hui le débat politique en CIV. Ce sont ses propositions qui poussent ses adversaires à se justifier et à réajuster leur communication.
5. Un leadership qui inspire, pas qui subit
Un leader ne se définit pas par sa capacité à accepter un cadre existant sans le remettre en question, mais par son aptitude à proposer une alternative crédible. Thiam incarne une nouvelle génération politique qui refuse la fatalité et qui veut instaurer une démocratie véritablement inclusive.
Son approche est pragmatique : il ne s’agit pas de se plaindre, mais de mobiliser. Il ne s’agit pas de se lamenter, mais d’anticiper. Il ne s’agit pas de subir, mais d’imposer un nouveau cap.
Thiam, un candidat stratégique et visionnaire
Contrairement à ce que ses détracteurs affirment, Tidjane Thiam ne panique pas. Il construit méthodiquement sa candidature en posant les bases d’un scrutin crédible et en structurant un programme qui répond aux attentes des Ivoiriens.
Dans une démocratie en quête de maturité, exiger des règles électorales justes, dénoncer les risques de fraude et mobiliser les électeurs n’est pas un aveu de faiblesse, mais un signe de leadership. Loin d’être acculé, Tidjane Thiam est en train de prendre une place centrale dans le débat politique ivoirien. Et c’est précisément ce qui inquiète ses adversaires.