
APRNEWS: Tidjane Thiam clarifie « Quand j’ai dit que la Côte d’Ivoire serait libérée en 7 jours, je faisais allusion à Dieu »
Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Tidjane Thiam, a tenu à préciser le sens de sa fameuse phrase « Nous avons sept jours pour libérer la Côte d’Ivoire », prononcée à Paris le 18 octobre 2025 lors d’un rassemblement de la diaspora ivoirienne.
Une déclaration à tonalité spirituelle
Selon l’ancien banquier devenu leader politique, il ne s’agissait pas d’un appel à la confrontation, mais d’une référence symbolique à la création du monde en sept jours, évoquée dans les textes bibliques. « Quand j’ai dit cela, je faisais allusion à Dieu, à Sa puissance créatrice et à la foi qui peut tout transformer », aurait-il expliqué, selon des proches relayant sa mise au point à la presse.
Le contexte d’une polémique
Les propos de Tidjane Thiam avaient suscité de vives réactions au sein de la classe politique ivoirienne, certains y voyant un message de défiance envers le pouvoir en place, d’autres une métaphore religieuse mal comprise. Son discours, prononcé depuis Paris dans un contexte marqué par l’exclusion de sa candidature à la présidentielle d’octobre 2025, évoquait la nécessité pour l’opposition de « se lever ensemble » pour restaurer la justice et la démocratie en Côte d’Ivoire.
Dans cette allocution, Thiam avait fustigé la candidature du président Alassane Ouattara à un quatrième mandat, qu’il jugeait « anticonstitutionnelle » et symbole d’un « système construit sur la peur et l’argent ».
Entre foi et politique
Depuis plusieurs mois, le discours de Tidjane Thiam s’imprègne d’un ton spirituel assumé. En mars déjà, lors d’une rencontre avec des cadres du PDCI, il affirmait : « Si Dieu le veut, je serai candidat », déclenchant alors des débats sur la place du religieux dans la rhétorique politique. Pour l’éditorialiste Adama Koné, cette posture révèle une tentative d’associer foi et mobilisation politique dans une période de désillusion démocratique.
Des observateurs soulignent toutefois que cette stratégie de communication « mystique » vise à raviver l’espérance chez ses partisans tout en dénonçant ce qu’il perçoit comme un verrouillage du système électoral.
Un appel à la mobilisation pacifique
Dans ses dernières interventions, Tidjane Thiam a insisté sur la non-violence et la résilience spirituelle : « Nous ne sommes pas des sauvages, nous pouvons avoir une démocratie digne, où tous les candidats s’affrontent à égalité et où le meilleur gagne ». Son entourage affirme que la phrase sur les « sept jours » visait avant tout à symboliser une renaissance, une transformation rapide mais pacifique du pays, inspirée par la foi.
Les jours à venir diront si cette clarification suffira à apaiser la polémique autour de celui que ses partisans présentent déjà comme « l’homme du renouveau moral » du PDCI.
