APRNEWS: Tentative de coup d’État au Bénin – Patrice Talon dénonce un soutien étranger

APRNEWS: Tentative de coup d’État au Bénin – Patrice Talon dénonce un soutien étranger

Le président béninois Patrice Talon a accusé des autorités politiques et militaires étrangères d'avoir manipulé la tentative de coup d’État survenue le 7 décembre 2025.

 Lors de son discours sur l’état de la nation prononcé le 23 décembre devant l’Assemblée nationale à Porto-Novo, il a salué la loyauté des forces de défense et de sécurité face à cette « attaque perpétrée par des marginaux insensés ». Cette déclaration intervient après que les loyalistes ont rapidement repris le contrôle de la situation.

Chronologie des événements

Le 7 décembre matin, un groupe de militaires dirigé par le lieutenant-colonel Pascal Tigri a annoncé à la télévision d’État la destitution de Patrice Talon, la suspension de la Constitution et la fermeture des frontières. Des tirs ont été signalés près de Cotonou, mais l’armée loyale, appuyée par l’aviation nigériane et des unités ivoiriennes, a neutralisé les putschistes en quelques heures. Le ministre de l’Intérieur Alassane Seidou a confirmé que la tentative avait été déjouée, avec une douzaine d’arrestations, dont 30 soldats et civils par la suite.

La tentative de coup d’État au Bénin le 7 décembre 2025 a suivi une séquence rapide d’événements, débutant aux premières heures du jour et neutralisée en quelques heures par les forces loyales.

Chronologie heure par heure

04h30 (heure locale) : Des éléments des Forces armées béninoises, dirigés par le lieutenant-colonel Pascal Tigri, lancent une attaque contre la résidence présidentielle de Patrice Talon à Cotonou. Ils saisissent simultanément la Société de radio et de télévision du Bénin (ORTB), la résidence du général Abou Issa (chef d’état-major de l’armée de terre) et celle du colonel Gomina Faizou (chef de la garde nationale).

Vers 06h00 : Tigri apparaît à la télévision d’État pour annoncer la destitution de Talon, la suspension de la Constitution, la fermeture des frontières et la création d’un Comité militaire pour la refondation (CMR) qu’il dirige. Le signal de l’ORTB est ensuite coupé.

08h00-09h00 GMT : Des tirs sont entendus à Cotonou ; les putschistes contrôlent encore brièvement la TV d’État, mais l’armée loyale affirme que Talon est en sécurité et reprend le contrôle progressif. Le ministre de l’Intérieur Alassane Seidou déclare à 11h09 que la tentative est contrecarrée.

Interventions extérieures et consolidation

Dès le matin : L’aviation nigériane effectue des opérations de renseignement et de bombardement contre les putschistes, suite à des demandes du gouvernement béninois ; des troupes nigérianes pénètrent au Bénin.

Soirée du 7 décembre : La CEDEAO annonce un déploiement de forces (Nigeria, Côte d’Ivoire, Ghana, Sierra Leone) pour soutenir l’armée républicaine ; le camp de Togbin, bastion putschiste, est bombardé. Les otages Abou Issa et Gomina Faizou sont libérés dans la nuit.

Fin de journée : Une douzaine de militaires sont arrêtés ; Tigri reste en fuite. Des victimes sont signalées lors des affrontements à la résidence de Talon, dont l’épouse du directeur du cabinet militaire.

Cette séquence rapide a permis aux loyalistes de reprendre le contrôle sans basculement durable, dans un contexte de tensions pré-électorales.

Réactions régionales et internationales

La CEDEAO a fermement condamné l’action anticonstitutionnelle et annoncé un déploiement de forces régionales pour soutenir le gouvernement béninois. Des interventions du Nigeria, de Côte d’Ivoire et potentiellement du Ghana ont aidé à rétablir l’ordre, tandis que la France est mentionnée dans certains rapports comme ayant fourni un appui. Talon a également pointé du doigt des compatriotes en quête de « privilèges perdus » soutenant les putschistes.

Contexte politique

Ce putsch manqué survient dans un climat tendu avant l’élection présidentielle d’avril 2026, avec des réformes électorales controversées favorisant le dauphin de Talon, Romuald Wadagni . Le président sortant, dans son dernier discours avant la fin de son mandat, a présenté ses condoléances aux familles des victimes et réaffirmé l’attachement du Bénin à l’ordre constitutionnel. Pascal Tigri, chef des Forces spéciales présidentielles, reste en fuite selon les dernières informations.

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