APRNEWS: Suspension des visas américains – 23 pays africains dans le viseur de Marco Rubio

APRNEWS: Suspension des visas américains – 23 pays africains dans le viseur de Marco Rubio

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a annoncé la suspension indéfinie du traitement des visas d'immigration pour citoyens de 75 pays, dont une vingtaine d'États africains, à compter du 21 janvier 2026.

Cette mesure, justifiée par le risque que ces ressortissants deviennent une « charge publique » pour les États-Unis, cible des nations accusées d’un recours excessif aux aides sociales. Elle ne concerne pas les visas temporaires de tourisme ou d’affaires.

Afghanistan, Albania, Algeria, Antigua and Barbuda, Armenia, Azerbaijan, Bahamas, Bangladesh, Barbados, Belarus, Belize, Bhutan, Bosnia, Brazil, Burma, Cambodia, Cameroon, Cape Verde, Colombia, Cote d’Ivoire, Cuba, Democratic Republic of the Congo, Dominica, Egypt, Eritrea, Ethiopia, Fiji, Gambia, Georgia, Ghana, Grenada, Guatemala, Guinea, Haiti, Iran, Iraq, Jamaica, Jordan, Kazakhstan, Kosovo, Kuwait, Kyrgyzstan, Laos, Lebanon, Liberia, Libya, Macedonia, Moldova, Mongolia, Montenegro, Morocco, Nepal, Nicaragua, Nigeria, Pakistan, Republic of the Congo, Russia, Rwanda, Saint Kitts and Nevis, Saint Lucia, Saint Vincent and the Grenadines, Senegal, Sierra Leone, Somalia, South Sudan, Sudan, Syria, Tanzania, Thailand, Togo, Tunisia, Uganda, Uruguay, Uzbekistan and Yemen.

Impact sur l’Afrique

Parmi les pays africains listés figurent le Nigeria, le Ghana, l’Éthiopie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, l’Égypte, la Libye, le Soudan, la Somalie, l’Érythrée, le Rwanda, l’Ouganda, le Togo, la Sierra Leone, le Liberia et la République démocratique du Congo. Ces nations, souvent sources majeures de migration vers les États-Unis, voient leurs flux migratoires familiaux et professionnels brutalement stoppés. Pour l’Afrique subsaharienne, déjà touchée par les restrictions trumpiennes antérieures, cette décision renforce l’isolement migratoire.

Politique américain

Dirigée par Donald Trump, réélu en novembre 2024, l’administration invoque la loi sur l’immigration pour refuser les visas à quiconque jugé susceptible de dépendre d’aides publiques, en tenant compte de facteurs comme l’âge, la santé ou les finances. Ce gel s’inscrit dans une vague de réformes plus large, incluant la révocation de plus de 100 000 visas en un an. Le département d’État promet une réévaluation des procédures, sans calendrier précis.

Réactions internationales attendues

Bien que les réactions officielles tardent, des pays comme le Nigeria ou le Maroc pourraient dénoncer une discrimination, rappelant les critiques passées sur le « Muslim Ban ». En Afrique, où les diasporas américaines soutiennent les économies via les transferts (près de 50 milliards de dollars annuels), cette mesure risque d’aggraver les tensions économiques et diplomatiques.

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