
APRNEWS: RHDP sous pression – Comment éviter le piège des discours discriminatoires
Le RHDP face aux défis de l'unité nationale et de la cohésion sociale- De la nécessité d'une introspection
Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), dirigé par Alassane Ouattara, se trouve à un tournant crucial de son histoire, au regard du dérapage dont font preuve certains de ses cadres sur la question cruciale de la fibre ethnique et identitaire.
Au regard des tensions identitaires qui ont secoué la Côte d’Ivoire, il est impératif que le parti d’Alassane Ouattara tire les leçons du passé, de son passé et évite de recourir à des discours xénophobes qui pourraient exacerber les divisions au sein de la société ivoirienne. En tant qu’héritier du Rassemblement des Républicains (RDR), le RHDP se doit d’agir comme un élève appliqué, conscient des erreurs du passé et désireux de promouvoir l’unité nationale. Le parti qui a été fondé sur des valeurs de paix et de démocratie, comme le dit si fièrement son Président, devrait se positionner en première ligne pour contrer toute forme d’idéologie qui divise, qui pourrait par conséquent nuire à l’unité nationale et à la cohésion sociale.
Il est vraiment préoccupant de constater que certains cadres du RHDP semblent s’engager dans des discours susceptibles de stigmatiser des opposants politiques, en évoquant des origines ivoiriennes jugées « douteuses ». Cette attitude, loin de renforcer le tissu social, risque de raviver des tensions ethniques et sociales dont la nation a déjà souffert par le passé. Alassane Ouattara qui a lui-même été victime de telles attaques, doit veiller à ce que son parti ne se laisse pas entraîner dans des dérives qui pourraient nuire à son image déjà ternie par sa justice aux ordres ainsi qu’à celle de son parti le RHDP. Il faut que les cadres qui animent le parti du Président Ouattara sachent que leurs discours discriminatoires, qu’ils soient basés sur des patronymes ou d’autres critères, nuisent non seulement à la réputation de leur leader, mais également à l’ensemble de la Côte d’Ivoire. Oui, ce sont les cadres et acteurs qui animent le RHDP qui se devaient d’éviter d’affaiblir davantage l’unité nationale. Parce que leur leader en a suffisamment été victime. Mais hélas. Aujourd’hui, c’est le Rhdp qui stigmatise certains adversaires politiques pour la simple raison que l’adversaire s’est déclaré comme candidat à la présidentielle. Et cela, au mépris du risque d’alimenter encore des tensions ethniques et sociales qui peuvent mener à nouveau à des conflits. L’on a le droit de se poser la question de savoir si c’est le Rhdp qui doit se permettre d’être maître dans l’art de stigmatiser un opposant politique en Côte d’Ivoire en doutant de l’origine ivoirienne de celui-ci.
Il est essentiel que les leaders du RHDP se rappellent que la Côte d’Ivoire a déjà connu des périodes de violence liée à des rivalités politiques et ethniques, et qu’il est de leur responsabilité de promouvoir un message de paix et d’inclusion. En cette période délicate qui s’annonce pour la Côte d’Ivoire, le parti au pouvoir a tout à gagner à prôner l’unité plutôt qu’à alimenter des conflits inutiles car c’est dans la paix et la cohésion que réside l’avenir de la nation. Et pour rappel, c’est d’ailleurs ce qui a prévalu lors des pourparlers autour des accords de Linas-Marcoussis, signés en janvier 2003, en France qui ont permis de reconnaître Alassane Ouattara comme un acteur politique légitime, malgré les tensions et les contestations concernant sa nationalité. .L’on a pu alors compter sur un Guillaume Kigbafori Soro qui a joué un rôle déterminant lors de la signature des accords de Linas-Marcoussis, dans le cadre de la résolution de la crise ivoirienne. Et les bénéfices de ces accords ont permis à Alassane Ouattara de se porter candidat et d’être élu Président de la République. Voilà qu’en 2025, à quelques mois de la présidentielle, la boîte de pandore de l’exclusion politique et identitaire est en train d’être rouverte par son parti le RHDP, diffusant une odeur nauséabonde de division à travers le pays. Seulement que cette fois-ci, ils ne pourront plus compter sur la présence à leurs côtés d’un certain Guillaume Soro pour les sauver d’un nouveau naufrage identitaire.
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APRNEWS analyse et met en lumière une situation politique tendue en Côte d’Ivoire, où le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), le parti au pouvoir dirigé par Alassane Ouattara, est accusé de recourir à des discours xénophobes et identitaires pour discréditer ses adversaires politiques. Cette stratégie, qui rappelle les tensions ethniques et identitaires du passé, soulève des inquiétudes quant à la cohésion sociale et à l’unité nationale à l’approche des élections présidentielles de 2025.
Contexte politique
Héritage des tensions identitaires
La Côte d’Ivoire a connu des crises politiques majeures, notamment la crise post-électorale de 2010-2011, qui a été marquée par des violences ethniques et des divisions profondes. Ces tensions étaient souvent alimentées par des discours xénophobes et des questions sur l’identité et la nationalité des leaders politiques.
Accords de Linas-Marcoussis
Les accords de Linas-Marcoussis (2003) ont joué un rôle clé dans la résolution de la crise ivoirienne en reconnaissant Alassane Ouattara comme un acteur politique légitime, malgré les contestations concernant sa nationalité. Ces accords ont permis une certaine réconciliation et ont ouvert la voie à la candidature d’Ouattara à la présidence.
Situation actuelle
À l’approche des élections de 2025, des cadres du RHDP sont accusés de recourir à des discours stigmatisants, en remettant en question l’origine ivoirienne de certains opposants politiques. Cette stratégie rappelle les erreurs du passé et menace de raviver des divisions ethniques et sociales.
Enjeux pour le RHDP
Responsabilité historique
En tant que parti au pouvoir, le RHDP a la responsabilité de promouvoir l’unité nationale et de prévenir toute forme de division. Les discours xénophobes et identitaires de certains de ses cadres risquent de nuire à cette mission et de ternir l’image du parti.
Image d’Alassane Ouattara
Alassane Ouattara, qui a lui-même été victime de discours xénophobes et de contestations sur sa nationalité, se doit d’être exemplaire en condamnant fermement de telles dérives. Son silence ou son inaction pourrait être perçu comme une tolérance implicite envers ces pratiques.
Risque de fragmentation sociale
Les discours identitaires et xénophobes risquent d’exacerber les tensions ethniques et sociales, ce qui pourrait déstabiliser le pays à un moment crucial de son histoire politique.
Implications pour la Côte d’Ivoire
Menace pour la cohésion sociale
La Côte d’Ivoire est un pays multiethnique et multiculturel. Les discours qui stigmatisent certaines communautés ou remettent en question l’identité des leaders politiques menacent de fragiliser le tissu social et de créer des divisions durables.
Impact sur le processus électoral
Les élections de 2025 se dérouleront dans un contexte déjà tendu. Si les discours xénophobes et identitaires persistent, ils pourraient entraîner des violences électorales et compromettre la crédibilité du scrutin.
Rôle des médias et de la société civile
Les médias et la société civile ont un rôle crucial à jouer pour dénoncer les discours de haine et promouvoir un débat politique apaisé. Ils doivent également rappeler les leçons du passé et les conséquences désastreuses des divisions ethniques.
Perspectives et recommandations
Condamnation ferme des discours xénophobes
Les leaders du RHDP, en particulier Alassane Ouattara, doivent condamner publiquement et fermement tout discours xénophobe ou identitaire. Cela montrerait leur engagement en faveur de l’unité nationale et de la paix.
Promotion de l’inclusion
Le RHDP devrait adopter une stratégie politique inclusive, mettant en avant des valeurs de tolérance et de respect des différences. Cela renforcerait sa crédibilité et son image en tant que parti rassembleur.
Dialogue politique
Un dialogue national impliquant tous les acteurs politiques, y compris l’opposition, pourrait aider à apaiser les tensions et à prévenir les conflits. Les leçons des accords de Linas-Marcoussis devraient servir de référence pour ce dialogue.
Éducation et sensibilisation
Des campagnes de sensibilisation sur les dangers des discours xénophobes et identitaires devraient être menées à l’échelle nationale. Ces campagnes pourraient cibler les jeunes, qui représentent l’avenir du pays.
La situation politique en Côte d’Ivoire, marquée par des discours xénophobes et identitaires au sein du RHDP, représente un défi majeur pour la cohésion sociale et la stabilité du pays. À l’approche des élections de 2025, il est essentiel que les leaders politiques, en particulier Alassane Ouattara, prennent des mesures fermes pour condamner ces dérives et promouvoir un message d’unité et d’inclusion. La Côte d’Ivoire ne peut se permettre de revivre les divisions du passé. C’est dans la paix, le dialogue et le respect des différences que réside l’avenir de la nation.