
APRNEWS: Rachida Dati, ministre de la Culture, sera jugée pour corruption et trafic d’influence
La ministre de la Culture, Rachida Dati, a été renvoyée en correctionnelle pour son implication présumée dans une affaire de corruption et de trafic d'influence liée à Renault-Nissan, où elle aurait reçu 900 000 euros entre 2010 et 2012 pour des services de conseil fictifs. Dati nie fermement les accusations, affirmant que ses services étaient légitimes malgré les allégations de lobbying au Parlement européen en faveur de Renault-Nissan. Ce renvoi survient alors qu'elle envisage de se présenter à la mairie de Paris en 2026, et l'Élysée a souligné la présomption d'innocence, confirmant que Dati continue d'exercer ses fonctions. Le procès à venir devrait clarifier la situation en évaluant la véracité des services de conseil et en tranchant sur les accusations de corruption et de trafic d'influence impliquant Dati et l'ancien PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn.
La ministre de la Culture, Rachida Dati, a été renvoyée en correctionnelle ce mardi 22 juillet 2025, dans le cadre de l’enquête pour corruption et trafic d’influence liée à l’affaire Renault-Nissan. Elle est soupçonnée d’avoir perçu environ 900 000 euros entre 2010 et 2012 pour des missions de conseil jugées fictives auprès d’une filiale du groupe, alors qu’elle était députée européenne.
Les juges incriminent Dati pour avoir effectué de la représentation ou du lobbying en faveur de Renault-Nissan au Parlement européen en contrepartie de ces honoraires, ce qu’elle conteste fermement, affirmant que ses prestations étaient bien réelles et que la procédure a souffert de dysfonctionnements et d’irrégularités. Elle rejette également toute collusion avec Carlos Ghosn, l’ancien PDG du groupe, également renvoyé en procès dans cette affaire.
Ce renvoi en procès survient dans un contexte politique sensible, alors que Rachida Dati est pressentie pour se présenter à la mairie de Paris en 2026. L’Élysée a rappelé la présomption d’innocence et précisé que la ministre poursuit ses fonctions.
Le procès devrait permettre d’établir la réalité des prestations de conseil et de trancher sur les accusations de corruption et trafic d’influence pesant sur ces deux personnalités très médiatisées.
