
APRNEWS: Présidentielle 2025 en Guinée – Mamadi Doumbouya impose la neutralité à ses ministres
À un mois de la présidentielle prévue le 28 décembre 2025 en Guinée, le président de transition Mamadi Doumbouya a pris une décision forte pour garantir un scrutin transparent et équitable. Il a expressément demandé à ses ministres de ne pas faire campagne pour des candidats, et de rester neutres tout au long de la période électorale. Cette consigne vise à préserver la neutralité de l’administration et à assurer la transparence du processus électoral.
Selon le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, l’objectif est que le gouvernement continue à gérer les affaires courantes sans s’impliquer directement dans la campagne. Le président Doumbouya a ainsi interdit à ses ministres de descendre sur le terrain en soutien à un candidat. Le directoire de campagne du candidat sortant, qui n’est autre que le Premier ministre, est distinct des structures gouvernementales. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de traiter tous les candidats sur un pied d’égalité, affirmant qu’il ne permettra à personne « de nous ramener en arrière ».
Cette posture inédite, notamment dans un contexte africain où les moyens de l’État sont souvent soupçonnés d’être utilisés en faveur du candidat sortant, a été saluée par certains comme un engagement de transparence et de neutralité. Néanmoins, des voix critiques, comme celle du candidat Faya Millimouno, estiment que de simples déclarations ne suffisent pas sans actions concrètes, pointant notamment le fait que le Premier ministre reste directeur de campagne du président candidat, ce qui, selon eux, remet en question la véritable neutralité du gouvernement.
La campagne officielle a débuté le 28 novembre, avec neuf candidats en lice, ce qui souligne l’importance de cette neutralité affichée pour un climat électoral apaisé et équitable. Le gouvernement guinéen invite par ailleurs la presse à jouer un rôle de surveillance objective pour s’assurer que les ressources publiques ne soient pas détournées au bénéfice d’un candidat particulier.
Cette approche du président Doumbouya est donc un signal fort vers un processus électoral qui aspire à être transparent, malgré les critiques sur la cohérence des actes gouvernementaux. La vigilance des observateurs et des médias sera déterminante dans les semaines à venir pour vérifier la tenue de ces promesses.
