
APRNEWS: Pourquoi les faux ongles présentent un risque cancérigène ?
Les faux ongles peuvent augmenter le risque de cancer, principalement en raison de l’utilisation répétée de lampes UV pour leur séchage et leur durcissement, notamment dans le cas des manucures gel et semi-permanentes.
Ces lampes émettent des rayons UVA, connus pour favoriser le vieillissement de la peau et surtout provoquer des mutations cancérigènes, pouvant induire des cancers cutanés au niveau des doigts et des mains.
Pourquoi les faux ongles présentent un risque cancérigène ?
Exposition aux UV
Les lampes UV nécessaires à la pose de faux ongles endommagent l’ADN des cellules de la peau et peuvent entraîner des mutations cancérigènes, accentuées lors d’expositions répétées (tous les 2 à 3 semaines sur plusieurs années).
Cas documentés
Plusieurs rapports médicaux font état de cancers de la peau (carcinome épidermoïde, mélanome) directement observés chez des personnes habituées aux manucures UV.
Produits chimiques (acrylates, résines)
Les substances utilisées dans les gels et résines peuvent provoquer des allergies sévères et des inflammations, qui, si chroniques, augmentent le risque de transformation cellulaire et donc de cancer.
Macération et infections
Les faux ongles favorisent parfois la prolifération de microbes et champignons, fragilisant la peau et l’ongle, ce qui peut aggraver localement le risque de développement de lésions précancéreuses.
Recommandations pour limiter le risque
Il est recommandé de limiter l’utilisation des manucures UV, de mettre de la crème solaire sur les mains avant l’exposition, de préférer les manucures classiques, d’éviter les gels répétés sur le long terme, et de surveiller les signes anormaux sur les doigts pour consulter un dermatologue en cas de doute.
Le principal danger ne vient pas directement du faux ongle, mais du rayonnement UV lors de leur pose, combiné à la toxicité de certains produits chimiques utilisés. Ces risques ne signifient pas que tous les utilisateurs développeront un cancer, mais la prudence est vivement conseillée, surtout en cas d’expositions répétées et prolongées.
Les composants des faux ongles pouvant présenter un risque cancérigène ou toxique comprennent principalement
Les acrylates
Utilisés dans les gels et résines des faux ongles, les acrylates sont allergisants et peuvent provoquer des réactions cutanées sévères, mais aussi des inflammations chroniques qui favorisent des anomalies cellulaires. Ils ne sont pas directement cancérigènes mais posent un problème de sensibilisation et d’irritations graves.
Les composants chimiques toxiques comme le phtalate de dibutyle (DBP) et le toluène
Ces substances, souvent présentes dans les vernis et produits liés aux faux ongles, sont suspectées d’être cancérigènes et surtout reconnues comme perturbateurs endocriniens. Ils sont absorbés par la peau et par inhalation.
Le formaldéhyde
Employé comme durcisseur, il est un puissant irritant et allergène, potentiellement toxique à long terme. Le formaldéhyde est aussi classé comme substance cancérigène probable.
Les lampes UV utilisées pour durcir certains types de faux ongles (manucure gel ou semi-permanente)
Ces lampes émettent des rayons UVA qui sont reconnus comme cancérigènes cutanés et peuvent provoquer des mutations dans l’ADN des cellules de la peau, augmentant le risque de cancer, particulièrement avec une exposition répétée et prolongée.
Colles à base de cyanoacrylates
Utilisées pour fixer les capsules ou faux ongles à coller, elles sont très sensibilisantes et peuvent engendrer des réactions allergiques dont l’inflammation augmente le risque de complications cutanées.
Les risques cancérigènes liés aux faux ongles sont principalement liés à l’exposition aux substances toxiques (DBP, toluène, formaldéhyde) et aux lampes UV pour le durcissement des gels. Les réactions allergiques sévères aux acrylates et aux colles cyanoacrylates augmentent aussi l’endommagement cutané qui peut favoriser des lésions précancéreuses.
Pour limiter ces risques, il est conseillé de réduire la fréquence d’utilisation, d’opter pour des produits sans ces substances (3-Free, 5-Free, 10-Free), d’éviter les lampes UV lorsque possible et de toujours consulter un professionnel pour poser et retirer ces faux ongles.
Les alternatives de faux ongles sans substances CMR (cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques) sont de plus en plus développées face aux restrictions européennes récemment renforcées, notamment l’interdiction du TPO (oxyde de triméthylbenzoyl diphénylphosphine), un photo-initiateur utilisé pour durcir les vernis semi-permanents et gels UV. Voici les principales alternatives sûres et saines :
Principales alternatives sans CMR
Vernis et gels sans TPO
Certains produits utilisent des photo-initiateurs plus sûrs comme le TPO-L (Ethyl Trimesthybenzol Phenyl) ou d’autres acrylates non classés CMR. Ces vernis garantissent une bonne tenue sans les risques associés au TPO. Plusieurs marques françaises comme Didier Lab, Peggy Sage, Manucurist ou Ôdass Paris proposent ces gammes.
Faux ongles avec gel pads (autocollants)
Sans utilisation de lampe UV ni produits chimiques agressifs, ces faux ongles réutilisables offrent une alternative pratique, élégante et sans risque chimique important. Ils respectent la santé de l’ongle naturel et sont faciles à poser et retirer.
Vernis biosourcés
Fabriqués à partir d’ingrédients végétaux (manioc, maïs, pomme de terre, etc.), ces vernis naturels remplacent les composés pétrochimiques et limitent l’exposition à des substances toxiques tout en étant respectueux de l’environnement.
Produits certifiés 9-free / 12-free
Ces vernis et gels sont garantis sans les 9 à 12 substances les plus nocives (dont formaldéhyde, toluène, DBP, camphre synthétique, colophane, dibutyl phtalate, etc.).
Il est maintenant possible d’obtenir des faux ongles esthétiques, résistants et sûrs grâce à des innovations récentes excluant les substances nocives, telles que les perturbateurs endocriniens et les carcinogènes, respectant ainsi les normes européennes strictes. Il est recommandé de choisir des marques transparentes quant à leur composition, d’éviter les lampes UV autant que possible, et d’alterner avec des traitements naturels pour renforcer les ongles. Ces avancées permettent de réduire les risques allergiques et toxicologiques, tout en limitant les dangers associés aux rayons UV.
