
APRNEWS: Pourquoi la Côte d’Ivoire ne peut se permettre un président stagiaire en ces temps critiques
'ambassadeur Claude Sahy, Chef de Cabinet du président Alassane Dramane Ouattara, souligne sur Life TV que la Côte d'Ivoire ne peut se permettre un président novice en raison de la complexité politique actuelle. Il défend ainsi la continuité et l'expérience à la tête de l'État pour assurer la stabilité du pays. Cette position, visant à soutenir la réélection d'Ouattara en 2025, met en avant l'importance d'un leadership expérimenté face aux défis du pays. Cependant, cette approche est contestée par ceux qui craignent un maintien au pouvoir injustifié et soulignent l'importance du renouvellement politique pour la démocratie. Cette prise de position promet d'alimenter un débat crucial sur l'avenir politique de la Côte d'Ivoire avant les élections, mettant en jeu la paix sociale du pays.
L’ambassadeur Claude Sahy, Chef de Cabinet du président Alassane Dramane Ouattara (ADO), a déclaré sur Life TV que « les jeux actuels pour la Côte d’Ivoire sont tels que ce n’est pas le moment de procéder à l’expérimentation d’un président stagiaire ».
Par cette phrase, il exprime la nécessité, selon lui, de privilégier la continuité et l’expérience à la tête de l’État, dans un contexte politique jugé fragile et complexe. Le message sous-entend que la situation du pays ne permet pas d’envisager une présidence novice ou inexpérimentée, justifiant ainsi le maintien d’un dirigeant expérimenté comme Ouattara.
L’ambassadeur Claude Sahy, défend une position claire sur la scène politique ivoirienne à l’approche de l’élection présidentielle de 2025. Son intervention sur Life TV insiste sur la nécessité d’un leadership expérimenté pour garantir la stabilité du pays dans un contexte jugé délicat, tant sur le plan politique qu’économique et social.
En soulignant les risques d’avoir un président « inexpérimenté », Sahy fait implicitement campagne pour la continuité du pouvoir en place, présentant Ouattara comme la figure la plus apte à gérer les défis complexes auxquels la Côte d’Ivoire est confrontée. Cette rhétorique s’inscrit dans une stratégie plus large du camp présidentiel, qui mise sur l’expérience et la stabilité comme arguments électoraux face à une opposition souvent critiquée pour son manque d’unité ou de projet alternatif crédible.
Cependant, cette position ne fait pas l’unanimité. Les détracteurs du régime y voient une tentative de justifier un maintien au pouvoir, voire une éventuelle candidature d’Ouattara malgré les questions sur son respect des limites constitutionnelles (après son troisième mandat controversé en 2020). L’opposition et une partie de la société civile pourraient opposer que la « continuité » ne doit pas signifier immobilisme et que le renouvellement politique est aussi une nécessité pour la démocratie.
À quelques mois d’une élection cruciale, ce discours alimentera sans doute le débat sur l’avenir institutionnel de la Côte d’Ivoire, entre stabilité et changement. La gestion de ce scrutin, ainsi que les réactions des différents acteurs politiques, seront déterminantes pour la paix sociale dans un pays encore marqué par les crises post-électorales passées.
Cette prise de position reflète la vision du pouvoir en place qui met en avant la stabilité et l’expérience comme des garanties face aux défis politiques, économiques et sociaux que traverse la Côte d’Ivoire à quelques mois de l’élection présidentielle 2025.
