
APRNEWS: Polémique autour de la phrase « Le chien aboie, la caravane passe »
Lors de son meeting de clôture de campagne, le président Ouattara a suscité une controverse en appelant à la vigilance des citoyens pour protéger la Côte d'Ivoire, provoquant des réactions négatives et alimentant les tensions pré-électorales. Malgré les explications du ministre Mamadou Touré sur le sens de l'expression utilisée, la polémique a persisté sur les réseaux sociaux, mettant en lumière l'importance du langage et de la symbolique en politique. Cette affaire souligne la nécessité d'une communication politique efficace pour préserver la stabilité démocratique.
Ouattara et la controverse en fin de campagne
Lors de son meeting de clôture de campagne le 23 octobre 2025, le président Ouattara a tenu des propos qui ont provoqué un tollé :
« Je vous demande d’être vigilants et de surveiller vos quartiers » car « les chiens peuvent toujours passer, mais nous devons être prêts à protéger la Côte d’Ivoire. »
Selon Roger B Analyse politique » Une analyse stratégique met en lumière les risques d’une radicalisation du discours politique pour mobiliser une base électorale, soulignant les conséquences potentiellement sous-estimées sur la sécurité. L’échec de communication et l’absence de retrait après une polémique ont eu un impact négatif sur l’image internationale et ont alimenté les tensions. Cette controverse en fin de campagne a renforcé l’opposition, fourni des arguments pour la contestation post-électorale, qui semble ternir l’héritage politique d’Alassane Ouattara, compliquant la communication avec les citoyens ou opposants. Cette déclaration restera comme un moment charnière illustrant comment un discours présidentiel peut profondément déstabiliser un processus démocratique fragile. »
Une expression qui divise
Lors du dernier meeting de campagne de la présidentielle, le président Alassane Ouattara a provoqué une vive polémique en déclarant : « On dit souvent que le chien aboie, la caravane passe. La caravane est déjà passée ». Cette formule, largement reprise sur les réseaux sociaux, a suscité l’indignation de certains internautes et citoyens ivoiriens qui l’ont perçue comme une insulte ou un mépris à leur encontre, révélant l’extrême sensibilité du climat politique pré-électoral.
Origine et sens de l’expression
Le ministre Mamadou Touré est rapidement intervenu pour désamorcer la crise, expliquant que l’expression est consacrée dans la langue française et ne vise ni à humilier ni à diviser : « Ce n’est pas du mépris pour X ou Y. Cela signifie simplement qu’il faut rester concentré sur l’objectif, et avancer sans se laisser distraire par les critiques ou les oppositions ». Il a rappelé que des figures historiques ivoiriennes telles que Félix Houphouët-Boigny et Henri Konan Bédié l’ont également utilisée, son sens étant principalement d’appeler à la persévérance.
Les réseaux sociaux s’enflamment
Malgré cette clarification, de nombreux observateurs et internautes ont continué à exprimer leur malaise en ligne, certains jugeant la sortie présidentielle « grave » et estimant que les propos ne devraient pas être minimisés.
L’expression, d’origine arabe et entrée en usage au XIXe siècle, symbolise en France le détachement face aux attaques et critiques, mais elle peut aussi signifier un refus d’écoute selon le contexte, ce qui explique la vive réaction du public.
Décryptage politique
Au final, cette controverse révèle l’importance du langage et de la symbolique dans la sphère politique ivoirienne, particulièrement à l’approche d’une élection cruciale. Si le ministre Mamadou Touré a tenté de calmer le jeu, l’épisode illustre combien la communication présidentielle peut devenir un enjeu aussi important que les programmes électoraux
Alassane Ouattara a été réélu pour un quatrième mandat à la tête de la Côte d’Ivoire. Le président sortant de 83 ans est arrivé largement en tête du scrutin présidentiel avec 89,77% des voix, selon les résultats provisoires publiés ce lundi par la Commission électorale indépendante.
Le vote s’est globalement déroulé dans le calme à l’exception de 200 localités où des incidents ont été signalés.
Le Conseil constitutionnel devrait proclamer les résultats définitifs dans les prochains jours. « La caravane ivoire passe tranquillement «
