
APRNEWS: Nigéria – Les projets routiers de moins de 13 millions USD accessibles aux entreprises Locales
Le gouvernement du Nigeria a récemment adopté une mesure stratégique visant à renforcer l’implication des entreprises locales dans les infrastructures routières.
Désormais, tous les projets routiers financés via le programme de crédit d’impôt de la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPCL), dont le montant est inférieur à 20 milliards de nairas (7,41 milliards FCFA, soit environ 13,3 millions de dollars), seront exclusivement attribués à des entrepreneurs nigérians.
Objectifs de la politique ‘Nigeria First’
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Stimulation de l’économie locale : Favoriser les entreprises nationales pour augmenter la création d’emplois et le transfert de compétences.
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Renforcement de la capacité technique : Développer des champions nationaux aptes à rivaliser avec les majors étrangères.
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Limiter la dépendance : Réduire le recours aux entreprises étrangères sur les projets de petite et moyenne dimension.
Cadre d’exécution et priorisation
Depuis le 1er août 2025, la NNPCL a cessé le financement direct des projets concernés, laissant en suspens quelque 3 000 milliards de nairas d’engagements. La présidence a ordonné de hiérarchiser les chantiers en fonction de leur importance économique et stratégique, avec une priorité pour les grands corridors routiers critiques. Le recours aux Partenariats public-privé (PPP) est renforcé pour la mobilisation de financements complémentaires.
Contrôle technique et sanctions
Le ministre des Travaux publics, David Umahi, a également exigé une amélioration de la qualité et du suivi technique :
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Tout entrepreneur qui laisse une couche de liaison routière exposée plus de deux mois sera sanctionné et devra reprendre les travaux.
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Un contrôle accru est instauré pour assurer la durabilité des routes et l’utilisation efficace des fonds publics.
Enjeux et perspectives
Cette réforme intervient dans un contexte d’incertitude mondiale, de réorientation des financements étrangers et de baisse du commerce international, forçant le Nigeria à s’autonomiser et à s’appuyer davantage sur son secteur privé.
