
APRNEWS: Nigeria – Farouk Ahmed démissionne après les accusations de corruption d’Aliko Dangote
Farouk Ahmed, directeur de l'Autorité nigériane de régulation du secteur pétrolier aval (NMDPRA), a démissionné mercredi 17 décembre 2025 suite à des accusations publiques de corruption portées par le milliardaire Aliko Dangote.
Farouk Ahmed, directeur de l’Autorité nigériane de régulation du secteur pétrolier aval (NMDPRA), a démissionné mercredi 17 décembre 2025 suite à des accusations publiques de corruption portées par le milliardaire Aliko Dangote. Ce conflit oppose le promoteur de la méga-raffinerie de Lekki aux régulateurs accusés de favoriser les importations de carburant au détriment de la production locale.
Contexte du bras de fer
Aliko Dangote, PDG du groupe Dangote et homme le plus riche d’Afrique, a intensifié ses critiques lors d’une conférence de presse le 14 décembre à Lagos. Il reproche à Farouk Ahmed de saboter l’économie nigériane en autorisant des importations massives de produits pétroliers, frustrant ainsi la capacité de raffinage domestique de son usine. Dangote a déposé une pétition auprès de la Commission indépendante contre la corruption (ICPC), alléguant que les dépenses privées d’Ahmed, comme 5 millions de dollars pour les frais scolaires de ses enfants, dépassent ses revenus légitimes, et a publié des publicités dans les grands journaux pour étayer ses claims.

Réaction et démission de Farouk Ahmed
Farouk Ahmed a nié les accusations d' »sabotage économique » et refusé un échange médiatique, préférant laisser l’enquête officielle trancher. Il a démissionné après une brève visite de 30 minutes au président Bola Tinubu, déclinant tout commentaire aux médias. Ahmed a également désavoué un communiqué viral le défendant sur les réseaux sociaux.
Conséquences immédiates
Le président Tinubu a nommé Saidu Aliyu Mohammed pour remplacer Ahmed à la tête de la NMDPRA et Oritsemeyiwa Amanorisewo Eyesan pour la Commission de régulation upstream (NUPRC), dont le CEO Gbenga Komolafe a aussi démissionné. Le Sénat nigérian est saisi pour une confirmation rapide, marquant un remaniement majeur dans la régulation pétrolière. Ce scandale relance les débats sur la transparence dans le secteur énergétique du Nigeria, premier producteur pétrolier d’Afrique toujours dépendant des importations.
