
APRNEWS: Nazih Marwan Al-Azzi – L’histoire secrète derrière le chantage au président gabonais
L’affaire Nazih Marwan Al-Azzi, un influenceur gabonais d’origine libanaise, a révélé une tentative de chantage envers le président gabonais en échange de vidéos compromettantes. Nazih, connu pour ses révélations en ligne, prétendait détenir des enregistrements pouvant perturber le pays. Cette affaire mêle chantage politique, corruption présumée et enjeux diplomatiques entre le Liban et le Gabon, soulignant le rôle croissant des influenceurs dans la politique gabonaise et les risques liés à l'ère numérique. Son arrestation et extradition pourraient dévoiler des pratiques douteuses, mettant en lumière la fragilité de la réputation publique et les défis posés par les réseaux sociaux dans la sphère politique moderne.
L’affaire Nazih Marwan Al-Azzi, alias Nazih, révèle une dérive explosive de l’influence numérique dans la vie politique gabonaise. Ce jeune influenceur gabonais d’origine libanaise a été arrêté au Liban après avoir affirmé détenir des vidéos et audios compromettants concernant le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema. Selon diverses sources, Nazih aurait exigé entre 6 et 10 milliards de francs CFA à l’État gabonais pour ne pas diffuser ces documents, ce qui s’apparente clairement à une tentative de chantage d’État.
Nazih, déjà connu pour ses invectives et ses révélations en ligne, ciblait plusieurs figures institutionnelles, allant du renseignement à la magistrature. Il prétendait disposer de dizaines d’enregistrements et vidéos pouvant, selon ses mots, « faire vaciller le pays ». L’affaire, qui mêle chantage politique, soupçons de corruption et enjeux diplomatiques entre le Liban et le Gabon, prend une ampleur d’autant plus grande que Nazih aurait perçu des fonds importants de la présidence pour son rôle d’influence, avant de se retourner contre ses soutiens.
Son arrestation et l’annonce de son extradition à Libreville pourraient ouvrir un procès retentissant, susceptible de mettre en lumière des pratiques troubles à la frontière du pouvoir, de l’activisme et du chantage à l’ère des réseaux sociaux. Ce dossier questionne aussi la place grandissante des “influenceurs” dans la sphère politique gabonaise, où les rivalités et manipulations passent désormais autant par les fichiers numériques et les plateformes connectées que par les armes traditionnelles.
Au final, l’affaire illustre les nouveaux risques auxquels font face les États à l’ère digitale : la fragilité de la réputation publique, l’amplification des scandales par les réseaux sociaux, et la porosité croissante entre stratégies de communication, activisme et tentatives de déstabilisation du pouvoir.

