
APRNEWS: Manifestation historique à Abidjan – Opposants défilent contre un quatrième mandat présidentiel
Des milliers d'opposants ont défilé à Abidjan contre un quatrième mandat du président sortant Alassane Ouattara, menant une manifestation pacifique organisée par le Front commun regroupant les principaux partis d'opposition. Les manifestants ont réclamé la réintégration de leurs leaders exclus du scrutin, dénonçant des manœuvres visant à affaiblir la démocratie. Malgré les tentatives d'intimidation du pouvoir en place, l'opposition reste déterminée à influencer le processus électoral et à contester la légitimité d'un nouveau mandat présidentiel. Cette mobilisation vise à garantir des élections transparentes et pacifiques, tout en mettant en garde contre une dérive autoritaire perçue par la société civile et l'opposition.
Ce samedi 9 août 2025, des milliers d’opposants ont défilé dans les rues d’Abidjan pour dire « Non à un quatrième mandat ! » du président sortant Alassane Ouattara, à moins de trois mois de la présidentielle. La manifestation, organisée par le Front commun, regroupant les deux principaux partis d’opposition, le PDCI et le PPA-CI, s’est déroulée dans le calme sur le boulevard de la Solidarité à Yopougon, le fief populaire de l’ancien président Laurent Gbagbo.
Les militants, nombreux à porter des t-shirts à l’effigie de Gbagbo et d’autres arborant des chemises vertes avec l’image de Tidjane Thiam, ont scandé des slogans réclamant la réintégration de leurs leaders exclus du scrutin, notamment Gbagbo et Thiam, mais aussi Guillaume Soro et Charles Blé Goudé. Ces exclusions, fondées sur des motifs juridiques ou des condamnations, sont perçues par l’opposition comme des manœuvres destinées à affaiblir la démocratie.
Affi N’Guessan, ancien Premier ministre et figure de l’opposition, a proclamé que le peuple ivoirien veut une opposition unie, rassemblée pour une alternance politique pacifique. Malgré les arrestations et convocations judiciaires de cadres de l’opposition ces dernières semaines, la mobilisation témoigne d’une volonté claire de peser sur le processus électoral et de contester la légitimité d’un quatrième mandat d’Ouattara.
La marche historique à Yopougon symbolise la détermination des opposants, qui exigent aussi bien la paix que l’organisation d’élections transparentes, dans un contexte politique tendu marqué par la confirmation de la candidature d’Ouattara et l’exclusion des principaux leaders d’opposition. La dynamique est un avertissement au pouvoir en place : la société civile et l’opposition restent mobilisées contre ce qu’elles considèrent comme une dérive autoritaire
