APRNEWS: Mali – Les États-Unis et l’Australie ordonnent à leurs ressortissants de quitter immédiatement le pays

APRNEWS: Mali – Les États-Unis et l’Australie ordonnent à leurs ressortissants de quitter immédiatement le pays

Le Mali traverse une crise sécuritaire grave et imprévisible, conduisant plusieurs ambassades occidentales (États-Unis, France, Canada, Australie) à ordonner ou recommander à leurs ressortissants de quitter le pays immédiatement.

Un contexte sécuritaire de plus en plus précaire

L’ambassade des États-Unis à Bamako a formellement appelé, ce mardi 28 octobre, tous ses ressortissants à « quitter immédiatement » le Mali par vols commerciaux. Cette injonction rarissime intervient dans un contexte alarmant : depuis plusieurs semaines, le Mali connaît une pénurie critique de carburant due à un blocus imposé par des groupes djihadistes affiliés au JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à Al-Qaida), qui visent spécifiquement les convois de carburant en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Cette crise logistique, qui provoque fermetures d’écoles, paralysie des services publics et insécurité croissante autour de Bamako, détériore chaque jour davantage l’environnement sécuritaire, jugé désormais « imprévisible » par les États-Unis.​

Plusieurs pays occidentaux relaient l’alerte

Les autorités américaines ne sont pas seules à tirer la sonnette d’alarme. La France conseille également à ses ressortissants, via sa diplomatie, de limiter strictement leurs déplacements et se montre prête à organiser des évacuations si la situation dégénère. Le Canada déconseille tout voyage et recommande aux citoyens de quitter le territoire dès que possible. D’autres chancelleries européennes restent en état de vigilance extrême, chacune réévaluant quotidiennement le niveau de risque.​

Crise sécuritaire et pénurie de carburant

La cause directe de cette alarme est une pénurie critique de carburant. Cette pénurie est due à un blocus imposé par des groupes djihadistes (JNIM, affilié à Al-Qaida) qui ciblent les convois de carburant en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire et autres

Les conséquences de cette crise sont multiples :

Paralysie du pays

 Fermetures d’écoles et paralysie des services publics.

Insécurité croissante

 La situation sécuritaire, déjà fragile, se détériore rapidement, notamment autour de Bamako.

Quelles solutions pour un retour à la paix au Mali ?

Selon plusieurs analystes, la sortie de crise exige une approche combinée et réaliste.

Face à cette urgence, les solutions envisagées pour un retour à la paix incluent la reprise d’un dialogue inclusif avec les groupes armés, un sursaut d’unité nationale et des réformes de gouvernance et de développement pour s’attaquer aux causes profondes de la crise.

Dialogue inclusif

Renouer avec les accords de paix (exemple : accord d’Alger de 2015), ouvrir de véritables discussions avec les représentants des groupes armés, y compris certains segments djihadistes, pour lever les blocus et obtenir la réouverture des voies logistiques essentielles.​

Sursaut d’unité nationale

Les voix de la société civile appellent à dépasser les clivages et à recréer une union sacrée pour renforcer l’État malien, consolider la souveraineté et restaurer la confiance au sein des populations éprouvées.​

Réformes de gouvernance et développement

De nombreux experts insistent sur la nécessité de relancer des politiques de développement équitable, d’investissements massifs dans le secteur social et d’assurer un partage plus juste des ressources, conditions jugées indispensables pour tarir à la source le terreau de la radicalisation.​

Une urgence humanitaire et politique

En l’absence de solutions rapides et concertées, la situation menace de s’envenimer : isolement international, fracture sociale, aggravation de la pauvreté et effondrement des institutions. Les diplomaties occidentales, en réitérant avec force leurs mises en garde, marquent la gravité du péril malien, appelant à un sursaut autant qu’à une mobilisation internationale.

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