
APRNEWS: Mali – La France réduit son dispositif diplomatique et consulaire face à la dégradation sécuritaire
Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé, le 21 novembre 2025, une réduction du personnel diplomatique et consulaire de la France au Mali.
Cette décision s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé dans le pays sahélien, marqué par une intensification des attaques jihadistes et un blocus économique.
Contexte sécuritaire et mesures similaires chez les alliés
Le Quai d’Orsay explique cette adaptation « au regard du contexte » et à l’instar de plusieurs de ses partenaires, notamment les États-Unis et le Royaume-Uni, qui ont déjà évacué leur personnel diplomatique « non essentiel ». Ces pays justifient leur retrait par la montée des risques liés aux attaques, enlèvements, et menaces terroristes, particulièrement au niveau des routes principales et dans la capitale Bamako.
Il n’a pas été précisé par la France le nombre exact de personnes concernées, ni la date précise de ce retrait progressif. En revanche, il est clair que la réduction vise à limiter l’exposition des agents diplomatiques face à une situation de plus en plus instable.
Appel au départ des ressortissants français
Depuis le 7 novembre 2025, le Quai d’Orsay recommande fortement à ses ressortissants de quitter temporairement le Mali dès que possible, en utilisant les vols commerciaux encore disponibles, les déplacements terrestres restant extrêmement risqués en raison des attaques systématiques sur les routes nationales. Le ministère déconseille formellement tout voyage au Mali, quel que soit le motif.
Statistiques et impact
Le Mali est classé en zone rouge par la France, signifiant un risque élevé d’attentats, d’enlèvements et d’autres violences liées aux groupes armés, notamment au sein du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaida.
Le blocus imposé par ces groupes aux approvisionnements, notamment en carburant, affecte gravement l’économie et la vie quotidienne du pays.
Cette situation a conduit à une crise sociale et sécuritaire majeure, incitant la communauté internationale à limiter sa présence sur place.
Cette évolution traduit la gravité de la crise malienne et la nécessité pour les États étrangers de revoir leurs stratégies de présence. Elle soulève aussi de nombreuses inquiétudes quant à l’avenir du pays, en proie à une instabilité persistante.
Ces mesures et recommandations officielles sont à suivre de près dans les prochains jours, alors que la situation sécuritaire pourrait encore évoluer rapidement au Mali.
