APRNEWS: L’ultime repos bouleversé – Nadya Sabéh, victime d’un acte sacrilège à Williamsville

APRNEWS: L’ultime repos bouleversé – Nadya Sabéh, victime d’un acte sacrilège à Williamsville

Le calme matinal du cimetière de Williamsville a été brutalement rompu ce dimanche 14 décembre 2025.

À peine 24 heures après l’inhumation de Nadya Sabéh Srè, ex-animatrice télé et épouse de l’artiste ivoirien Ariel Sheney, sa tombe a été profanée. Un acte ignoble qui a suscité une profonde émotion à Abidjan et au-delà.

Un dimanche matin sous le choc

Il est un peu plus de 7 heures lorsque des riverains remarquent des mouvements suspects à l’intérieur du cimetière municipal. Intrigués, ils s’approchent et découvrent l’impensable : la sépulture fraîchement refermée de Nadya Sabéh a été violée. La stupeur laisse rapidement place à la colère.

L’homme, pris sur le fait, tente de s’échapper en se mêlant à la foule, mais sera vite maîtrisé par les badauds avant l’arrivée des forces de l’ordre. Prévenus, les agents du commissariat du 11ᵉ arrondissement d’Adjamé-Williamsville se rendent aussitôt sur les lieux. Ils procèdent à l’interpellation du suspect, identifié sous les initiales K. G.-S., âgé de 26 ans.

Enquête ouverte et déferrement au parquet

La police a immédiatement sécurisé le périmètre et lancé une enquête judiciaire afin d’établir les circonstances exactes de cette profanation. Selon les premières informations, l’enterrement de la défunte avait eu lieu la veille seulement, en présence de proches et de collègues du milieu artistique.

Profondément affecté, Ariel Sheney s’est présenté au commissariat dans l’après-midi du dimanche pour porter plainte contre l’auteur présumé du sacrilège. « Il faut que justice soit faite », aurait-il confié à son entourage, visiblement brisé par la perte successive de son épouse et de son père.

Ce lundi 15 décembre 2025, à 8 heures précises, le suspect K. G.-S. a été déféré au Palais de Justice d’Abidjan-Plateau pour flagrant délit de profanation de tombe. Une infraction gravement punie par la loi ivoirienne.

Entre indignation et interrogations

Dans la capitale économique, l’émotion reste vive. Sur les réseaux sociaux comme dans les médias, les réactions se multiplient, oscillant entre tristesse, incompréhension et indignation. De nombreuses voix réclament que toute la lumière soit faite sur les motivations de cet acte, jugé aussi incompréhensible qu’irrespectueux des valeurs sociales et spirituelles.

Les juges auront désormais la lourde tâche de déterminer si K. G.-S. a agi seul. Une chose semble certaine : la profanation de la tombe de Nadya Sabéh ravive la douleur d’une famille déjà durement éprouvée, tout en rappelant la nécessité de renforcer la sécurité dans les cimetières d’Abidjan.

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