
APRNEWS: L’Iran réfute les déclarations de Trump
Téhéran a catégoriquement rejeté les propos de l’ancien président américain Donald Trump, selon lesquels ses menaces militaires auraient conduit à une suspension des exécutions en Iran. Le procureur général de la République islamique, Mohammad Movahedi Azad, a qualifié ces affirmations de « complètement fausses », affirmant que la justice iranienne agit de manière indépendante.
Téhéran a catégoriquement rejeté les propos de l’ancien président américain Donald Trump, selon lesquels ses menaces militaires auraient conduit à une suspension des exécutions en Iran. Le procureur général de la République islamique, Mohammad Movahedi Azad, a qualifié ces affirmations de « complètement fausses », affirmant que la justice iranienne agit de manière indépendante.
Selon les déclarations de M. Movahedi Azad, relayées par la chaîne d’État PressTV, « un tel chiffre n’existe pas, et le pouvoir judiciaire n’a pas pris une telle décision ». L’ancien président américain avait affirmé, dans une intervention récente, avoir « mis fin à 837 pendaisons » grâce à ses menaces de « frappes puissantes » contre des sites iraniens pendant son mandat.
Le procureur général a insisté sur l’autonomie du système judiciaire iranien, rappelant qu’il « ne reçoit pas d’ordres d’acteurs étrangers ». « Le pouvoir judiciaire est une institution totalement indépendante qui ne cède pas aux pressions extérieures », a-t-il ajouté, soulignant la stricte séparation des pouvoirs en vigueur à Téhéran.
Contexte de tensions persistantes
Ces démentis interviennent dans un contexte de tensions renouvelées entre Washington et Téhéran, alors que les autorités iraniennes font face à de nouvelles vagues de contestation interne. Selon des sources officielles citées par les médias iraniens, environ 3 000 personnes auraient été arrêtées à la suite de 48 à 72 heures de violences dans plusieurs grandes villes.
Ces incidents surviennent sur fond de protestations liées à la situation économique et à des revendications politiques, que les autorités iraniennes qualifient de « manœuvres orchestrées depuis l’étranger ». Téhéran accuse régulièrement les États-Unis et leurs alliés régionaux d’encourager l’instabilité intérieure.
Pour plusieurs observateurs, les propos de M. Trump s’inscrivent dans une tentative de renforcer son image de fermeté à l’égard de l’Iran, alors que la campagne politique s’intensifie aux États-Unis.
De leur côté, les responsables iraniens insistent sur la souveraineté du pays et dénoncent ce qu’ils considèrent comme une ingérence systématique de Washington dans les affaires intérieures de la République islamique.
