
APRNEWS: Libye – Un couple nigériano-ghanéen accusé d’avoir torturé un orphelin à mort
Les autorités libyennes ont arrêté une Nigériane et son mari ghanéen à Tripoli, soupçonnés d’avoir causé la mort d’un enfant orphelin par tortures et privations.
L’affaire, révélée par Libya Observer, choque par sa violence et met en lumière les vulnérabilités des mineurs migrants en Libye post-Kadhafi.
Faits de l’affaire
Le couple a été interpellé le 7 janvier 2026 dans la capitale libyenne. Ils sont accusés d’avoir infligé à l’enfant des tortures répétées et une famine prolongée, menant à son décès ; la victime avait perdu sa mère deux ans plus tôt dans des circonstances suspectes et vivait depuis sous leur garde. Les enquêteurs n’ont pas encore clarifié le lien exact entre suspects et enfant, mais les investigations se poursuivent pour établir les responsabilités précises.
Contexte sécuritaire libyen
La Libye reste un État failli où milices et trafiquants contrôlent des zones entières, exposant migrants subsahariens à des abus systématiques. Des cas similaires de tortures contre rançon impliquant des Éthiopiens ou Soudanais rappellent cette réalité tragique, souvent documentée par l’ONU comme potentiels crimes contre l’humanité. Orphelins et veuves, courants chez les migrants d’Afrique de l’Ouest, y sont particulièrement vulnérables face à l’absence d’État de droit.
Réactions et suites judiciaires
Les droits humains appellent à une enquête approfondie et des sanctions sévères si les faits se confirment. Les suspects devraient comparaître prochainement devant la justice libyenne, fragilisée par les divisions politiques. Cette affaire souligne l’urgence d’une protection internationale pour les mineurs non accompagnés en Libye.
