
APRNEWS: Les États-Unis renforcent leurs restrictions de visas – 25 pays africains concernés
Les États-Unis suspendent la délivrance de visas pour les ressortissants de 39 pays dans le cadre du décret présidentiel 10998 Washington, 1er janvier 2026 Le gouvernement américain a annoncé, via le décret présidentiel 10998, une nouvelle suspension partielle ou totale de la délivrance de visas pour les ressortissants de 39 pays, dont 25 situés en Afrique. Cette décision, entrée en vigueur le 1er janvier 2026 à 12h01 (heure de Washington), vise, selon la Maison-Blanche, à « protéger la sécurité nationale des États-Unis ».
Ce décret prolonge et élargit les mesures imposées en 2025 par le décret 10949, déjà critiqué par plusieurs gouvernements et ONG pour son caractère discriminatoire.
19 pays africains totalement suspendus
Parmi les pays soumis à une suspension totale de délivrance de visas, on compte :
Burkina Faso, Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Libye, Mali, Niger, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, auxquels s’ajoutent Afghanistan, Birmanie, Iran, Haïti, Laos, Syrie, et Yémen.
Concrètement, les ressortissants de ces pays — qu’il s’agisse de visas touristiques, étudiants ou d’immigration — ne pourront plus obtenir de visa pour les États-Unis. Des exceptions limitées subsistent pour certaines catégories, comme les diplomates, les minorités persécutées ou les participants à de grands événements sportifs.
Suspension partielle pour d’autres pays africains
Les États-Unis imposent en outre une suspension partielle de visas à plusieurs autres États africains :
Angola, Bénin, Burundi, Côte d’Ivoire, Gabon, Gambie, Malawi, Mauritanie, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, Togo, Zambie et Zimbabwe.
Dans ces pays, les visas touristiques (B1/B2), étudiants (F, M, J) et d’immigration sont désormais gelés, sauf rares exceptions. Le Nigeria et le Sénégal figurent parmi les États les plus touchés par le volume historique de demandes.
Une approche justifiée par la sécurité nationale
Selon le Département d’État américain, ces restrictions visent à renforcer la sécurité des frontières et à « garantir un contrôle rigoureux des antécédents des voyageurs ». Washington soutient que le filtrage de certains États est basé sur des indicateurs de coopération sécuritaire, de fiabilité administrative et de risques terroristes potentiels.
Cependant, plusieurs experts y voient une politique migratoire à double vitesse, qui pénalise les ressortissants africains au nom de la lutte antiterroriste. Des organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch, redoutent déjà un impact social majeur sur les étudiants, les familles et les professionnels africains ayant des liens avec les États-Unis.
Des visas valides non concernés
Il est important de noter que les visas délivrés avant le 1er janvier 2026 ne seront pas annulés.
Les ressortissants africains déjà détenteurs de visas ou de statuts légaux peuvent continuer à voyager, sauf en cas de modification ultérieure de la réglementation. Le texte prévoit aussi que des dérogations individuelles pourront être accordées si le voyage est jugé d’« intérêt national » pour les États-Unis.
Un signal politique fort avant l’élection présidentielle américaine
Ces nouvelles restrictions interviennent à un moment politiquement sensible à Washington. Plusieurs observateurs estiment que la Maison-Blanche cherche à réaffirmer sa fermeté sur les questions migratoires, alors que la sécurité nationale et les flux migratoires s’imposent dans le débat présidentiel à venir.
