APRNEWS: Les coulisses de la décision de soutenir Laurent Gbagbo en 2020

APRNEWS: Les coulisses de la décision de soutenir Laurent Gbagbo en 2020

Justin Koné Katinan appelle à la fidélité politique, la cohérence et l’unité autour de Laurent Gbagbo, rejetant les critiques internes qui accusent le PPA-CI de suivisme ou d’idolâtrie. Il exprime fermement que les militants ont fait un choix clair, qu’ils le défendront jusqu’au bout, et que les dissensions ne doivent pas empêcher ce combat politique décisif. Cela reflète les tensions internes à l’opposition ivoirienne alors que la présidentielle de 2025 approche, avec des enjeux de leadership et de stratégie très forts autour de la figure charismatique de Gbagbo.

JUSTIN KONÉ KATINAN (PPA-CI) :
« Laurent Gbagbo était chez lui, à sa résidence des II Plateaux… Ce sont nous, nos militants, qui avons décidé qu’il serait notre candidat. Le parti est allé le voir pour lui dire : Président, il faut que vous soyez notre candidat.
Le Président a pris cinq mois pour réfléchir avant de finalement accepter. Et maintenant qu’il a dit oui, alors que nous menons le combat, certains viennent nous dire que nous avons perdu la raison, que nous suivons Gbagbo comme des moutons, que nous sommes devenus des idolâtres, tandis qu’eux seraient les plus intelligents… Oooh là, oooh là… Je préfère ne pas répondre.
Mais j’ai un principe dans la vie : quand on dit non, on dit non dès le départ. On ne dit pas oui à un chef pour ensuite, en cours de route, lui dire non. Il n’y a pas d’idéologie qui justifie cela. Bon vent aux traîtres, mais qu’ils nous laissent mener notre combat. Si nous échouons, nous aurons au moins mené notre propre lutte.
Jamais je ne dirai à un chef : Allons devant, je vais te suivre, pour ensuite, au milieu du chemin, lui dire : Non, non… moi, je prends une autre voie. »
  • Laurent Gbagbo a été choisi démocratiquement : Selon lui, c’est le parti et les militants eux-mêmes qui ont décidé que Gbagbo serait leur candidat, et c’est le parti qui est allé solliciter son accord. Gbagbo a ensuite pris cinq mois de réflexion avant d’accepter ce rôle.

  • Défense de la loyauté et de la cohérence politique : Koné Katinan rejette les critiques selon lesquelles le parti suivrait aveuglément Gbagbo « comme des moutons » ou pratiquerait un « culte de la personnalité ». Pour lui, la cohérence exige de dire oui ou non au chef dès le départ, sans ambiguïté ni retournement de position durant la campagne.

  • Rejet des divisions et accusations internes : Il condamne implicitement ceux qui, au sein même de l’opposition ou du parti, semblent douter ou lâcher Gbagbo, qualifiant ces personnes de « traîtres » et leur souhaitant « bon vent ». Il insiste pour que ces dissidents laissent le PPA-CI et ses militants mener leur combat en restant unis.

  • Volonté de mener une lutte collective : Koné Katinan souligne l’importance d’assumer la lutte autour de Gbagbo, même en cas d’échec, car cela signifiera au moins une lutte menée de façon honnête et collective.

  • Déconnexion avec un pragmatisme critique : Son propos montre une volonté de rester fidèle à un leader qui incarne, selon lui, des valeurs et une ligne politique claire, rejetant les oscillations ou compromis qui affaibliraient la cohésion du parti.

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