APRNEWS: Les confessions de Simone Gbagbo – Comment elle a surmonté sa rancœur envers Ouattara grâce à la prière

APRNEWS: Les confessions de Simone Gbagbo – Comment elle a surmonté sa rancœur envers Ouattara grâce à la prière

Simone Gbagbo, ancienne première dame de Côte d'Ivoire et figure politique majeure, a récemment livré un témoignage poignant sur son cheminement personnel vers le pardon, notamment envers le président Alassane Ouattara.

Après avoir passé trois ans et demi en détention à Odienné suite à son arrestation, Simone Gbagbo confie avoir été animée par une rancœur profonde envers Ouattara, son parti politique, ainsi que la France et la communauté internationale qu’elle accuse de soutien injustifié au président considéré comme « agresseur de la nation ». Cependant, elle révèle qu’on lui a donné un texte de prière à réciter pour Ouattara matin et soir pendant une semaine, ce qui l’a aidée à se libérer de cette colère : « À la fin, j’ai été guérie de toute ma rancœur envers lui », déclare-t-elle, ajoutant que « se libérer de la rancœur, c’est se rendre service à soi-même ».​

Cette démarche s’inscrit dans un contexte politique ivoirien marqué par une volonté affichée de réconciliation nationale depuis l’amnistie annoncée en 2018 par le président Ouattara, qui avait libéré Simone Gbagbo et environ 800 autres détenus liés à la crise post-électorale de 2010-2011. Cette politique de clémence vise à apaiser les tensions nées du conflit qui avait fait plus de 3 000 morts, en facilitant le dialogue et la reconstruction du tissu social ivoirien.​​

Simone Gbagbo, désormais candidate à la présidentielle d’octobre 2025, prône dans ses propos un message de pardon et de paix, soulignant que la réconciliation doit être un préalable pour une Côte d’Ivoire « réconciliée, forte, pleine de justice et d’équité ». Ce témoignage personnel illustre la complexité du chemin vers la paix en Côte d’Ivoire, où les cicatrices politiques restent profondes mais où la volonté de construire un avenir commun pousse certaines figures historiques à dépasser les rancunes du passé.​

🇨🇮SIMONE GBAGBO : « J’ai passé trois ans et demi à Odienné après mon arrestation. J’ai beaucoup réfléchi et beaucoup prié. On m’a dit qu’il fallait que je prie pour Alassane Ouattara, c’était très difficile. J’en avais gros sur le cœur, contre ce monsieur, son parti politique ainsi que contre les Français et la communauté internationale qui l’ont soutenu alors que je considérais qu’il n’était pas dans son droit. Je considérais qu’il était un agresseur de cette nation. Pourtant, j’ai reçu un texte de prière à réciter pour lui, matin et soir. J’ai fait ça pendant une semaine. À la fin, j’ai été guérie de toute ma rancœur envers lui. Aujourd’hui, je pose donc le problème du pardon et de la réconciliation. Se libérer de la rancœur, c’est se rendre service à soi-même. »

L’importance du pardon porte également un message politique fort, contribuant à apaiser le climat alors que le pays s’apprête à vivre une échéance électorale cruciale. La preuve que, malgré les blessures du passé, une partie des acteurs politiques cherche à tourner la page par des gestes symboliques et spirituels, enclenchant une dynamique fragile mais nécessaire à la stabilité et à la cohésion sociale en Côte d’Ivoire moderne.​

Ainsi, le témoignage de Simone Gbagbo est à la fois une illustration humaine et politique, résonnant comme un appel au dépassement personnel et collectif des rancœurs pour favoriser un avenir plus pacifique dans une nation encore marquée par les divisions.

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