La mère de Josué Kouamé a partagé un récit émouvant sur l'arrestation de son fils, révélant qu'il avait été piégé par un ami indicateur. Après une bagarre où Josué a découvert l'arme de son ami, il a été maîtrisé, menotté et emmené malgré l'intervention de sa mère. Leur maison a été saccagée pour récupérer le téléphone de Josué. Ce témoignage met en lumière un climat de suspicion et de manipulation, révélant l'inquiétude pour la santé de Josué et exprimant la douleur de sa mère face à son sort incertain.
Les aveux de la mère de Josué Kouamé, membre du service d’ordre et discipline du PPA-CI et militant de base à Kouté village
« 𝙢𝙤𝙣 𝙛𝙞𝙡𝙨 𝙚𝙩𝙖𝙞𝙩 𝙫𝙚𝙣𝙪 𝙖𝙫𝙚𝙘 𝙪𝙣 𝙜𝙖𝙧𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙚𝙣 𝙧𝙚𝙖𝙡𝙞𝙩𝙚 𝙚𝙩𝙖𝙞𝙩 𝙡’𝙞𝙣𝙙𝙞𝙘 »
Mon fils Josué Kouamé s’est lié d’amitié avec un jeune depuis maintenant quelques semaines. Lui et Josué avaient l’habitude de se voir au quartier. Bien souvent, ils se retrouvaient dans un maquis proche de la maison, soit pour prendre un pot, soit pour manger. Ce jeune en question est arrivé à la maison le samedi 2 août 2025, en demandant après Josué. J’étais à ce moment-là dans la cuisine. Josué est sorti avec lui. Une fois dans le maquis, le jeune a reçu un coup de fil, puis s’est levé pour répondre. Ce geste a paru bizarre à Josué. Il s’est finalement rendu compte que c’était un guet-apens.
Josué lui a dit : « Donc, c’est pour me conduire en prison que tu t’es fait passer pour un ami ? » Josué s’est levé, mais le jeune indicateur l’a saisi par le bras. Ils ont commencé à se bagarrer. C’est ainsi que Josué a remarqué que l’indicateur portait une arme.
Lorsque les renforts appelés sont arrivés ils étaient trois ils se sont jetés sur Josué et l’ont menotté. Quand ils l’ont embarqué, j’ai refusé qu’on l’emmène. J’ai décidé de me glisser de force dans leur pick-up, en leur disant : “Vous avez pris mon fils de force. Je ne sais pas pourquoi. Si vous partez le tuer, j’irai également. Si vous partez l’emprisonner, j’irai aussi”. Nous étions dans le véhicule jusqu’à Saint-Laurent. Après trois refus, ils m’ont violentée et éjectée du véhicule à l’arrêt, puis ont immédiatement redémarré. C’est ainsi que je me suis fait cette entaille à la main (elle montre une blessure ouverte). Le jeune indicateur, qui était armé, se trouvait dans un autre véhicule personnel mais suivait le pick-up. Ils sont partis, et j’ai levé les mains vers le ciel en confiant mon fils à Dieu.
Vers 19h30, cette fois six cargos sont revenus dans le but de récupérer le portable de Josué. Ils ont saccagé toute la maison juste pour retrouver ce téléphone. Une fois trouvé, ils sont repartis. Ils ont dit avoir envoyé Josué à la DST (Direction de la Surveillance du Territoire). Ils nous ont conseillé de ne même pas y aller, car nous ne pourrions pas le voir. Quand ils sont partis avec lui, Josué avait une blessure à la main et du sang dans l’oreille droite. La deuxième équipe revenue était composée de quatre personnes, mais cette fois ils portaient des cagoules, sauf celui qui conduisait le véhicule de tête. Certains sont restés dehors. On n’a pas pu les compter exactement car ils étaient nombreux. Il y avait six cargos. C’est plus tard qu’on a appris que l’indicateur avait tout sur Josué. On dit de lui qu’il est au PPA-CI, qu’il motive et mobilise les jeunes. Dans leurs discussions, ils parlaient beaucoup du PPA-CI, et c’est ce qui a mis Josué en confiance. Je suis blessée dans mon âme. Je ne sais pas comment se porte mon fils.
Le témoignage poignant de la mère de Josué Kouamé, membre du service d’ordre et discipline du PPA-CI et militant de base à Kouté village, révèle les circonstances troublantes de son arrestation.
Selon elle, Josué s’était lié d’amitié avec un jeune homme dont il ignorait qu’il était en réalité un indicateur. Ce dernier a tendu un piège à Josué lors d’un rendez-vous dans un maquis proche de leur domicile, où, surpris par un appel téléphonique, Josué a compris qu’il était entraîné dans un guet-apens. Une bagarre a éclaté lorsqu’il a découvert que cet ami portait une arme.
Peu après, trois renforts sont arrivés, ont maîtrisé Josué et l’ont menotté. Sa mère, refusant son enlèvement, s’est interposée en s’insérant de force dans leur véhicule, menaçant de se sacrifier si on faisait du mal à son fils. Elle a finalement été violente expulsée du véhicule, se blessant à la main dans l’incident.
Plus tard, une descente de six cargos a saccagé leur maison pour récupérer le téléphone portable de Josué, avant de repartir avec lui, affirmant l’avoir envoyé à la DST (Direction de la Surveillance du Territoire). Sa mère rapporte qu’ils leur ont conseillé de ne même pas aller interrogé Josué car il serait injoignable. Elle précise aussi que Josué portait des blessures à la main et avait du sang à l’oreille droite au moment de son arrestation.
Le « jeune indicateur » connaissait tout de Josué, notamment son engagement et son rôle dans le PPA-CI, ce qui avait mis Josué en confiance. Ce témoignage révèle à la fois un climat de suspicion, de manipulation et une inquiétude profonde pour la santé morale et physique de Josué.
La mère exprime sa douleur et son désarroi, blessée aussi bien physiquement que dans son âme, ne sachant pas quel est le sort de son fils[via la voie originale].