APRNEWS: Le PPA-CI donnera dans les plus brefs délais les Mots D’ordre précis

APRNEWS: Le PPA-CI donnera dans les plus brefs délais les Mots D’ordre précis

KONÉ KATINAN, président du Conseil stratégique et politique du Parti des Peuples Africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), exprime clairement que face aux exclusions et manœuvres du RHDP, le parti n'a plus d'autre choix que de s'engager dans une confrontation politique. Selon lui, toutes les tentatives d’éviter ce conflit ont échoué, et désormais le PPA-CI appelle à mener cette confrontation au nom de la justice, de la république et de la démocratie.

Présidentielle 2025

« Le RHDP ne nous laisse aucun CHOIX que d’aller à L’affrontement Politique… Nous avons tout fait pour Éviter la confrontation mais puisqu’elle s’impose à nous alors menons là au nom de la Justice, de la République et de la Démocratie.

La direction du PPA-CI donnera dans les plus brefs délais les Mots D’ordre précis à cet effet. Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire et la préserve de toutes sortes d’adoration de l’injustice.»

Le fond du message : Une radicalisation annoncée

Accusation centrale : Le parti au pouvoir, le RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix), est accusé de fermer tout espace de dialogue et de compétition électorale pacifique. L’opposition se sent acculée.

Justification de la confrontation : Le message présente la « confrontation » non pas comme un choix premier, mais comme une conséquence inévitable (« puisqu’elle s’impose à nous »). L’opposition se pose en victime qui a « tout fait pour l’éviter ».

Légitimation du combat : La lutte à venir est placée sous des valeurs nobles (« la Justice, la République et la Démocratie »). Cela permet de donner une légitimité morale et politique à l’appel à l’affrontement.

Appel à la mobilisation : L’annonce de « mots d’ordre précis » à venir indique un passage à l’action. Il s’agit de préparer les sympathisants à une mobilisation, qui pourrait prendre diverses formes (manifestations, désobéissance civile, etc.).

Dimension religieuse : L’invocation de Dieu en conclusion est un élément rhétorique puissant en Côte d’Ivoire. Elle vise à inscrire le combat dans une dimension sacrée et à présenter l’adversaire comme « injuste », voire impie.

Le contexte ivoirien

Pour comprendre la portée de ce message, il faut le replacer dans le contexte politique ivoirien :

Mémoire des crises passées : La Côte d’Ivoire a connu des crises post-électorales violentes, notamment en 2010-2011 (qui avait opposé les camps de Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara) et des tensions en 2020. La notion d' »affrontement » est donc très lourde de sens et évoque un risque de violence.

Enjeux de la présidentielle 2025 : Cette élection est cruciale. Le président Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, n’a pas encore officialisé son intention de passer la main. L’opposition, fragmentée, craint un processus électoral verrouillé en faveur du RHDP.

Dialogue politique : Ce message suggère que les tentatives de dialogue entre pouvoir et opposition ont échoué, ou sont perçues comme telles par le PPA-CI.

Conséquences possibles

Un tel discours peut avoir plusieurs effets :

Radicalisation de la base : Il durcit le positionnement des militants et prépare le terrain à des actions plus musclées.

Polarisation accrue : Il creuse le fossé entre le camp au pouvoir et l’opposition, rendant tout compromis plus difficile.

Tensions sécuritaires : Les autorités pourraient interpréter cet appel comme une menace pour l’ordre public et répondre par un renforcement des mesures de sécurité.

Réactions internationales : La communauté internationale, très attentive à la stabilité de la Côte d’Ivoire, pourrait s’inquiéter de cette escalade verbale et appeler au calme et au dialogue.

Ce message est un signal d’alarme majeur dans le paysage politique ivoirien. Il indique qu’une frange de l’opposition estime que les voies pacifiques sont épuisées et se prépare à entrer en résistance ouverte contre le pouvoir. Il annonce une période de forte tension en vue de la présidentielle de 2025, avec un risque réel de dérapage si les canaux de dialogue ne sont pas rouverts de toute urgence. La suite dépendra largement des « mots d’ordre » qui seront effectivement donnés et de la réponse du gouvernement et des autres acteurs politiques.

 

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