
APRNEWS: Le Mali a officiellement supprimé le français comme langue officielle du pays
Le Mali rejoint officiellement le Burkina en supprimant le français comme langue officielle après plus de 60 ans.
Le Mali a officiellement supprimé le français comme langue officielle du pays, suivant ainsi l’exemple du Burkina Faso. Cette décision résulte de la promulgation de la nouvelle Constitution malienne par le président de la transition, Assimi Goïta, le 22 juillet 2023. Le texte, largement adopté par référendum, déclare désormais que « les langues nationales sont les langues officielles du Mali » et que « le français est la langue de travail ».
Détails de la réforme linguistique au Mali
Avant cette réforme, le français était la seule langue officielle depuis l’indépendance du Mali en 1960.
Avec la nouvelle Constitution, 13 langues nationales (dont le bambara, le dogon, le peul, etc.) acquièrent désormais le statut de langues officielles, tandis que le français n’est plus qu’une langue de travail.
Cette modification reflète non seulement un contexte politique tendu avec la France, mais aussi l’essor de revendications identitaires et la montée du sentiment anti-français dans la région.
Conséquences et portée
Le français reste une langue largement utilisée dans l’administration, l’éducation et les affaires, mais sa rétrogradation marque un tournant symbolique fort : affirmation de l’indépendance politique et culturelle du Mali.
Ce mouvement de « défrancisation » s’inscrit dans une dynamique régionale, plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest affichant leur volonté de renforcer l’usage de leurs langues nationales face à la domination du français hérité de la colonisation.
Le Mali se montre désormais sur la scène internationale comme un pays dont l’identité linguistique se construit sur ses langues nationales, reléguant le français à un usage fonctionnel et non institutionnel.Le Mali a effectivement rejoint le Burkina Faso en retirant le français de la liste de ses langues officielles, après plus de 60 ans. Ce changement a été acté lors de la promulgation de la nouvelle Constitution en juillet 2023 par le président Assimi Goïta. Désormais, ce sont 13 langues nationales qui deviennent langues officielles, alors que le français est relégué au statut de « langue de travail ».
Cette réforme marque un tournant symbolique : elle affirme la volonté politique malienne de valoriser les langues locales et de s’éloigner de l’héritage colonial français, notamment dans un contexte de relations diplomatiques particulièrement tendues avec la France. Malgré cette rétrogradation, le français restera encore présent dans l’administration, l’éducation et la vie quotidienne, mais il ne bénéficie plus du statut institutionnel de langue officielle.
