
APRNEWS: L’audition, qui a duré environ 19 heures
L'audition des cadres politiques Dia Houphouet (PDCI-RDA), Damana Pickass, Koua Justin, Blaise Lasm et Dahi Nestor (tous membres du PPA-CI) à Abidjan le 5 août 2025, s'est déroulée dans un contexte politique tendu sans motif officiel précisé. Cette convocation survient avant une marche commune PDCI-PPA-CI et suite à des incidents violents à Yopougon. Malgré un interrogatoire approfondi de 19 heures, les responsables ont été libérés sans charges officielles, alimentant des spéculations sur une intimidation politique pré-électorale. Ces actions s'inscrivent dans une série de mesures contre l'opposition, perçues comme une campagne d'intimidation du pouvoir en place, illustrant des tensions croissantes avant les élections en Côte d'Ivoire.
Les dessous de l’interrogatoire des leaders PDCI-RDA et PPA-CI
L’audition des cadres politiques Dia Houphouet (PDCI-RDA), Damana Pickass, Koua Justin, Blaise Lasm et Dahi Nestor (tous membres du PPA-CI) s’est déroulée dans un contexte politique très tendu en Côte d’Ivoire. Ils ont été convoqués simultanément par la Préfecture de Police d’Abidjan le 5 août 2025, sans que les autorités ne précisent officiellement les motifs de cette convocation. La présence de leurs avocats a été exigée, signe de la gravité potentielle de la procédure.
Le député a admis que la situation n’a pas été simple, se montre reconnaissant envers tous ceux qui ont fait l’effort de se déplacer et de le soutenir, en particulier en exprimant sa gratitude à ceux qui ont chanté.
Ces convocations interviennent dans un climat marqué par la préparation d’une marche commune PDCI–PPA-CI prévue pour le 9 août, fortement surveillée par les autorités, ainsi que dans la foulée d’incidents violents survenus début août à Yopougon.
L’audition, qui a duré environ 19 heures (de 10h le 5 août à 5h le 6 août), est perçue comme un interrogatoire approfondi. Malgré cette longue détention provisoire, les responsables ont été libérés sans que des charges officielles aient été rendues publiques, laissant place à des spéculations sur une manœuvre politique visant à intimider l’opposition dans une période pré-électorale sensible.
Ces événements s’inscrivent dans une série d’actions administratives et judiciaires ciblant les cadres du PPA-CI, interprétées par l’opposition comme une campagne d’intimidation orchestrée par le pouvoir en place.
Ces convocations et auditions traduisent la montée des tensions politiques à l’approche des élections en Côte d’Ivoire, avec des acteurs de l’opposition placés sous pression policière, mais sans poursuites formelles connues à ce jour.
