Le Français réclame désormais une indemnisation de 65 millions bruts, à la hauteur du préjudice causé par les règles de la FIFA. Celles-ci ont été déclarées « contraires au droit de l’Union Européenne », par la CJUE en octobre 2024 et « de nature à entraver la libre circulation » des footballeurs professionnels.
Près de 10 mois après ce jugement, Diarra attend toujours un appel du pied de la part de la FIFA alors que celle-ci a entre-temps adopté « un cadre temporaire » relatif à la réglementation des transferts des joueurs.
« Je suis contraint de relancer une procédure nationale afin d’obtenir, conformément à l’arrêt de la CJUE du 4 octobre 2024, l’indemnisation du préjudice causé par ces règles », écrit Diarra, soutenu par le syndicat des joueurs international (FIFPRO), européen (FIFPRO Europe) et Français (UNFP).
« Je ne le fais pas uniquement pour moi-même mais aussi pour tous les joueurs moins connus qui n’ont pas les moyens financiers et psychologiques de défier la FIFA », assène Diarra qui a « attendu quelques mois avant de relancer la procédure nationale en Belgique. »
« Je pensais que la FIFA et la Fédération belge auraient au moins la décence de me contacter pour proposer un règlement à l’amiable du litige. Cela n’a pas été le cas. C’est leur droit, mais cela reflète une culture persistante de mépris pour l’État de droit et pour les joueurs, malgré le message très clair envoyé par la CJUE […] À mon grand regret, nous devrons donc une nouvelle fois nous expliquer devant les juges, car je n’ai pas d’autre choix », a encore écrit Diarra.

