Le président Tidjane Thiam, critique ouvertement la gouvernance d’Alassane Ouattara en rappelant que, malgré un bilan souvent présenté comme positif — avec une croissance économique annuelle estimée à 6 ou 7%, la construction de routes et le développement des infrastructures — la réalité sociale derrière ces chiffres est bien plus complexe.
Il s’interroge sur le paradoxe de cette croissance annoncée et les nombreux obstacles qui lui ont été dressés pour sa candidature à la présidentielle, ainsi que sur l’hostilité dont il fait l’objet. Pour lui, ces difficultés soulignent que la Côte d’Ivoire n’a pas encore atteint une démocratie véritable ni un développement inclusif et équitable.
Une critique fondamentale du modèle de gouvernance actuel qui, selon Tidjane Thiam, masque des inégalités persistantes et un déficit démocratique profond malgré des avancées économiques visibles. Elle appelle à une réflexion plus fine sur la qualité et la portée du développement ivoirien au-delà des seuls indicateurs macroéconomiques.Le président Tidjane Thiam critique la gouvernance d’Alassane Ouattara en soulignant que, malgré une croissance économique soutenue à 6 ou 7% et des progrès en infrastructures, la situation sociale reste complexe et inégale. Il questionne l’hostilité dont il fait l’objet et les obstacles à sa candidature, suggérant que cette opposition révèle un déficit dans la démocratie réelle et un développement véritablement inclusif en Côte d’Ivoire. Thiam invite ainsi à ne pas se contenter des chiffres économiques pour juger la gouvernance, mais à considérer les enjeux sociaux et démocratiques sous-jacents.
Décryptage
La critique de Tidjane Thiam, qui met en lumière les contradictions du modèle ivoirien sous Ouattara : une croissance économique impressionnante (routes, infrastructures, PIB en hausse) mais une démocratie fragile, des inégalités persistantes et une exclusion politique (comme en témoignent les obstacles à sa propre candidature).
Thiam pointe ainsi l’écart entre les indicateurs macroéconomiques et la réalité vécue par une partie de la population, ainsi que les limites d’un développement peu redistributif. Son analyse rejoint les préoccupations sur :
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La qualité de la croissance : Est-elle inclusive ou profite-t-elle surtout à une élite ?
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L’espace démocratique : Pourquoi une opposition systématique aux candidatures alternatives ?
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La gouvernance : Un modèle axé sur les grands chantiers peut-il masquer des déficits sociaux (chômage, pauvreté) ?

