APRNEWS: « La colonisation, c’est terminé. Macron ne peut rien ordonner au président Alassane Ouattara… »

APRNEWS: « La colonisation, c’est terminé. Macron ne peut rien ordonner au président Alassane Ouattara… »

Dr Arthur Banga souligne le changement des relations France-Afrique de l'Ouest, affirmant que l'influence coloniale française est révolue, et ni Macron ni la France ne peuvent dicter à des dirigeants africains comme Ouattara. La montée de la Chine et de la Russie offre aux pays africains de nouvelles options. Certains leaders africains réalisent que le soutien français n'a plus la même importance dans un monde multipolaire, nécessitant une adaptation aux nouvelles réalités géopolitiques.

Dr Arthur BANGA #NCI360 : « La colonisation, c’est terminé. Macron ne peut rien ordonner au président Alassane Ouattara, c’est terminé. Macron ne peut rien imposer à qui que ce soit, ni à Alassane Ouattara. Le monde évolue. Dans les années 70 à 80, si la France se fâchait avec toi, c’était fini pour toi, mais aujourd’hui, ce n’est plus possible. Aujourd’hui, le Mali n’est plus avec eux, mais la Chine est là, la Russie est là… Mais pourquoi cet acharnement ? Il y a certains qui rêvaient, qui ont cru que leur leader avait des relations et qu’il avait le soutien de la France, mais aujourd’hui, ils sont déçus. On n’est plus dans les années 70… »

Pendant des décennies, la France a maintenu une relation privilégiée avec ses anciennes colonies via des mécanismes politiques, économiques et militaires (accords de défense, franc CFA, réseaux d’influence). Cependant, depuis les années 2000, cette domination est contestée

Le propos du Dr Arthur Banga reflète une réalité géopolitique de plus en plus évidente : l’influence historique de la France en Afrique de l’Ouest est en déclin face à l’émergence d’un monde multipolaire.

Par cette déclaration, Dr Arthur Banga, analyste et universitaire, souligne la transformation des rapports politico-diplomatiques entre la France et l’Afrique de l’Ouest. Il affirme que la période où Paris exerçait une influence hégémonique sur ses anciennes colonies est révolue : ni Emmanuel Macron, ni la France ne peuvent plus dicter ou imposer de décisions à un chef d’État africain comme Alassane Ouattara. Le contexte géopolitique a changé : de nouveaux acteurs tels que la Chine et la Russie offrent aux pays africains plus d’options et d’équilibre dans leurs relations internationales. Selon Dr Banga, certains leaders africains qui fondaient leur stratégie sur le soutien de la France découvrent aujourd’hui la réalité d’un monde multipolaire où ce type d’appui n’a plus la même force déterminante.

Ce propos traduit la désillusion de certaines élites et rappelle la nécessité pour les sociétés africaines de s’adapter à la nouvelle donne géopolitique. La déclaration du Dr Banga résume une dynamique irréversible : l’Afrique francophone n’est plus un « pré carré ». Si la France conserve des leviers (économie, diaspora, éducation), son pouvoir de décision unilatéral s’érode. Les dirigeants africains jouent désormais sur plusieurs échiquiers, et ceux qui misaient tout sur Paris doivent s’adapter – sous peine d’être marginalisés.

Dans ce nouveau jeu des puissances, comment l’Afrique évitera-t-elle de tomber dans une nouvelle forme de dépendance (chinoise, russe…) tout en préservant sa souveraineté ?

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