APRNEWS: Joseph Staline – Mort, biographie et mystères autour de sa disparition

APRNEWS: Joseph Staline – Mort, biographie et mystères autour de sa disparition

Joseph Staline, maître absolu de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), est décédé le 5 mars 1953 à l’âge de 74 ans dans sa datcha de Kountsevo, située à une dizaine de kilomètres du Kremlin, après une agonie de plusieurs jours consécutive à une grave congestion cérébrale (Herodote.net, Geo.fr).

La mort de Staline

La soirée du samedi 28 février 1953, Staline avait convié ses quatre plus proches collaborateurs : Lavrenti Beria (chef des services de sécurité de l’État), Nikita Khrouchtchev (chef du Parti dans la région de Moscou), ainsi que Gueorgui Malenkov et Nikolaï Boulganine (tous deux membres du bureau politique). Après un dîner arrosé, il raccompagne ses invités vers 5 heures du matin puis se retire dans ses appartements. Le lendemain, son absence inquiète, mais le protocole de sécurité interdit aux gardes d’entrer sans invitation. Ce n’est que vers 22 heures qu’une femme de chambre découvre Staline gisant inconscient et paralysé sur le sol (Geo.fr, Herodote.net).

L’arrivée des médecins fut retardée par une purge antérieure initiée par Staline contre des centaines de médecins accusés de comploter contre les dirigeants soviétiques, poussant à la déportation ou à l’exécution de nombreux praticiens. Ce délai a sans doute aggravé son état. Le diagnostic posé était une grave hémorragie cérébrale, et l’issue fatale s’annonçait rapidement. Staline mourut finalement le 5 mars à 21h50. L’annonce officielle ne survint que le lendemain matin, provoquant une immense sidération en URSS et dans le monde

Théories et controverses : un empoisonnement avéré ?

Des rumeurs et témoignages ont rapidement évoqué une possible conspiration ou empoisonnement. Certains suggèrent que Lavrenti Beria, redoutant d’être écarté, aurait volontairement retardé la prise en charge médicale, ou même contribué à la mort du dictateur. D’autres spéculent sur un empoisonnement organisé par des rivaux au sein du Parti. Pourtant, la plupart des historiens pensent que Staline est mort d’une attaque cérébrale classique, aggravée par la peur et la paralysie de son entourage.

Pierre Grosser, historien spécialiste de la Guerre froide, avance que la fascination mêlée à la peur du dictateur l’a laissé mourir par peur des représailles ou par incapacité à réagir. En tout cas, la paranoïa collective et la suspicion dominent le climat au Kremlin à cette époque .

5 mars 1953 : Mort de Staline, la fin d'un règne de terreur ...

Brève biographie de Joseph Staline

Né en 1878 en Géorgie, Joseph Staline, de son vrai nom Iossif Vissarionovitch Djougachvili, devient l’un des plus puissants leaders du XXe siècle. Membre du Parti bolchevik, il gravit rapidement les échelons pour devenir secrétaire général du Parti communiste soviétique en 1922. Après la mort de Lénine, Staline centralise le pouvoir, imposant un régime totalitaire avec une idéologie communiste rigoriste.

Son règne est marqué par des purges massives, des camps de travail (Goulag), la collectivisation forcée, et la transformation rapide de l’économie soviétique. Son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment dans la victoire contre Hitler, le place comme une figure incontournable du XXe siècle. Sa politique dure et son culte de la personnalité ont imposé à l’URSS une discipline implacable mais au prix de millions de vies (Wikipédia).

La succession et les conséquences immédiates de sa mort

À la mort de Staline, une course au pouvoir s’engage entre ses principaux lieutenants. Malenkov reprend brièvement la tête du gouvernement. Beria, puissant chef de la police secrète, est rapidement arrêté et exécuté, sous la pression de Khrouchtchev, qui s’impose comme le nouveau leader soviétique. Cet épisode amorce la déstalinisation avec une volonté de distanciation de la terreur stalinienne et un début d’ouverture de l’URSS à l’Occident .

Tractations autour du lit de mort de Staline

La mort de Staline reste une énigme mêlée à la peur et à la rivalité interne d’un régime paranoïaque. Qu’il soit empoisonné, laissé mourir ou victime d’une maladie naturelle, il symbolise une époque où le pouvoir absolu était inséparable de la peur de la chute, aboutissant à une transformation radicale de l’URSS à la suite de son décès.

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