
APRNEWS: Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
Les députés ont adopté dans la nuit de lundi à mardi une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une mesure visant à protéger la santé des adolescents.
« C’est une première pierre », salue mardi 27 janvier Laure Miller, députée Ensemble pour la République, après l’adoption dans la nuit de lundi à mardi, à l’Assemblée, d’une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle a été votée par 130 députés sur les 160 présents, issus des rangs de la droite, du bloc central et du PS. Les 21 députés qui ont voté contre sont des insoumis et deux députés du groupe écologiste. Le texte doit ensuite être examiné au Sénat « dans les semaines à venir » a promis la ministre du Numérique, Anne Le Hénanff.
« La semaine dernière, une maman de victime disait qu’elle souhaitait que les députés votent avec leur âme de parents. Je pense que c’est une étape importante dans la protection des mineurs en ligne et particulièrement sur les réseaux sociaux », explique à France Inter Laure Miller qui a porté ce texte. Cette mesure visant à protéger la santé des adolescents est particulièrement soutenue par Emmanuel Macron et son gouvernement.
« Insuffisant », critique l’opposition
Les discussions ont été marquées par le rejet quasi systématique de tous les amendements afin d’éviter la censure de la Commission européenne, insiste Laure Miller. L’objectif était de recentrer le texte sur un seul point : l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
Pourtant, cette interdiction est « insuffisante » pour la députée écologiste Cyrielle Chatelain, cela « ne fonctionnera pas » sans « prévention et accompagnement des jeunes et des parents ». Cela fait dire au député insoumis, Louis Boyard, que « c’est une loi de communication dont on ne sait jamais si elle s’appliquera réellement ». « Ils ne savent même pas qui doit appliquer l’interdiction. Si jamais on veut vraiment pouvoir accompagner les jeunes par rapport à cette problématique, on a besoin de postes de psychologues dans l’Éducation nationale. Ils en ont supprimé 400 », note le député du Val-de-Marne.
