APRNEWS: « il y a des dinosaures, comme on dit, de la politique ivoirienne qui ne figurent pas sur la liste électorale » Mgr Jacques Ahiwa

APRNEWS: « il y a des dinosaures, comme on dit, de la politique ivoirienne qui ne figurent pas sur la liste électorale » Mgr Jacques Ahiwa

Mgr Jacques Ahiwa, archevêque de Bouaké, souligne sur RFI que la présence de politiciens exclus des élections en Côte d'Ivoire crée des tensions et des frustrations. Il préconise l'utilisation de la palabre africaine, un processus de dialogue inclusif et consensuel, pour résoudre les conflits et réunir les différentes parties. En mettant en avant les succès passés de cette approche, notamment après les crises politiques de 2010, il insiste sur l'importance de combiner les lois et les traditions culturelles pour promouvoir la réconciliation et la paix civile dans le pays.

Mgr Jacques Ahiwa, archevêque de Bouaké, invité de l’émission Afrique de RFI, a évoqué une source importante de tensions en Côte d’Ivoire : la présence de « dinosaures » de la politique ivoirienne qui ne figurent pas sur la liste électorale. Cette exclusion alimente des frustrations dans le pays.

Pour y remédier, il insiste sur l’importance de recourir à la palabre africaine, un mode de résolution des conflits basé sur le dialogue inclusif et la recherche consensuelle de solutions. Quand les lois seules ne suffisent pas à préserver la cohésion sociale, il faut activer ces leviers traditionnels de médiation pour entendre toutes les parties et resouder les divisions.

Mgr Ahiwa rappelle que la Côte d’Ivoire a déjà eu recours à ce type de mécanismes depuis 2010, notamment après des crises politiques, ce qui a contribué à apaiser les conflits. Il met en avant cette voie du dialogue et de la réconciliation comme essentielle face aux problèmes apparemment insolubles, notamment ceux liés à la participation électorale et à la paix civile.

Limites des solutions purement juridiques :

Les lois électorales, si elles sont nécessaires, ne suffisent pas à elles seules à garantir la cohésion sociale.

Efficacité des mécanismes traditionnels :

La palabre permet d’écouter toutes les parties prenantes, y compris celles marginalisées, et de trouver des solutions apaisées.

Expérience ivoirienne depuis 2010 :

Après les crises politiques, la Côte d’Ivoire a déjà utilisé ces méthodes (dialogues nationaux, commissions réconciliation), contribuant à calmer les tensions.

Nécessité d’une approche hybride :

Combiner le droit moderne et les outils culturels de dialogue pour résoudre des problèmes complexes comme l’inclusion politique et la paix civile.

La Côte d’Ivoire reste marquée par des divisions post-électorales (2010-2011, 2020). L’exclusion d’acteurs politiques, même controversés, peut raviver ces fractures. La proposition de Mgr Ahiwa rappelle que la légitimité sociale passe parfois par des canaux non institutionnels, ancrés dans les pratiques locales de résolution des conflits.

Cette approche pourrait inspirer d’autres pays africains confrontés à des tensions similaires, où le formalisme juridique butte contre des réalités politiques et identitaires profondes.

RFI Afrique, en relayant cette analyse, souligne le rôle des leaders religieux et traditionnels dans la médiation politique en Afrique.

Ce message souligne l’importance de combiner règles juridiques et méthodes culturelles de dialogue pour préserver la stabilité et la cohésion nationale en Côte d’Ivoire.

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