
APRNEWS: Hausse des carburants – l’Algérie prend l’Afrique à contrepied
L’Algérie a augmenté les prix des carburants au 1er janvier 2026, contrairement à la tendance de baisse ou de gel observée dans plusieurs pays africains.
Cette hausse surprise, confirmée par l’Autorité de Régulation des Hydrocarbures (ARH), suscite des réactions vives sur les réseaux sociaux malgré des tarifs toujours bas par rapport aux standards mondiaux.
Nouveaux prix
Gazole : 31 DA/litre (au lieu de 29,01 DA).
Essence sans plomb : 47 DA/litre (au lieu de 45,62 DA).
GPL-c : 12 DA/litre (au lieu de 9 DA).
Aucune cause officielle précise n’a été communiquée publiquement par le gouvernement algérien ou l’Autorité de Régulation des Hydrocarbures (ARH) pour justifier la hausse surprise des prix des carburants entrée en vigueur le 1er janvier 2026.
Hypothèses basées sur le contexte
Cette décision, non prévue dans la Loi de finances 2026 qui maintenait les taxes inchangées (articles 54-56), pourrait viser à aligner progressivement les prix subventionnés sur les cours mondiaux du pétrole, tout en préservant un niveau bas par rapport aux standards internationaux. Des analystes évoquent aussi une volonté de réduire le déficit budgétaire lié aux subventions généreuses, sans confirmation officielle.
Absence d’explications formelles
Les médias algériens rapportent des critiques publiques pour ce manque de transparence, avec des spéculations sur des pressions économiques internes comme l’inflation ou le trafic transfrontalier, mais sans déclaration gouvernementale explicite. Le ministère de l’Énergie n’a pas publié de communiqué détaillant les motifs à ce jour.
Contrepied africain
Tandis que des pays comme le Nigeria ou le Ghana ajustent à la hausse sous pression économique, l’Algérie inverse la dynamique en relevant ses prix subventionnés, au risque d’impacts sur l’inflation et les transports. Cette décision souligne une volonté de gradualité face aux cours mondiaux du pétrole.
