
APRNEWS: Halima Gadji, actrice emblématique du cinéma sénégalais, est décédée
Le cinéma sénégalais a perdu l’une de ses figures montantes. L’actrice Halima Gadji, révélée par la série à succès Maîtresse d’un homme marié, est décédée dans la nuit de lundi à mardi, selon plusieurs sources proches de sa famille.
Elle aurait succombé à un malaise dont la nature exacte n’a pas encore été précisée. La nouvelle de sa disparition a suscité une vive émotion au sein du monde artistique sénégalais et au-delà.
Née à Dakar, Halima Gadji s’était imposée comme l’un des visages emblématiques de la nouvelle génération d’actrices africaines. Son rôle de Marème, femme indépendante et complexe au cœur d’une série qui a bouleversé les codes de la société sénégalaise, lui avait valu une reconnaissance nationale et internationale. Le succès de la série, diffusée sur la chaîne 2STV et largement suivie sur les plateformes numériques, avait fait d’elle une figure populaire, admirée pour son charisme et son authenticité.
Engagée et sans détour, Halima Gadji revendiquait dans ses apparitions publiques une parole libre, abordant sans tabou des sujets sensibles comme la condition féminine, l’égalité ou les pressions sociales. Son exigence artistique et son franc-parler avaient contribué à faire d’elle une voix singulière de la scène culturelle sénégalaise.
Depuis l’annonce de son décès, les hommages affluent. Collègues, réalisateurs, journalistes et anonymes saluent « une artiste entière », « une femme lumineuse » et « une actrice dont le talent a marqué son époque ». Les réseaux sociaux se sont remplis de messages de condoléances et de souvenirs émus, témoignant de l’attachement profond du public à celle qui incarnait l’espoir d’un cinéma africain décomplexé et moderne.
Halima Gadji laisse derrière elle une carrière prometteuse brutalement interrompue, mais aussi une empreinte durable dans l’imaginaire collectif sénégalais. Son nom rejoint la liste, encore trop longue, des talents africains partis trop tôt.
