
APRNEWS: Gbagbo sanctionne, Don Mello officialise sa candidature
Laurent Gbagbo rejette catégoriquement toute alternative à son propre plan politique en Côte d'Ivoire, affirmant ainsi son leadership et sa détermination. Cette position intervient dans un contexte de tensions politiques et de pressions extérieures pour modifier ses choix ou sa candidature. En parallèle, des dissensions internes au sein du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) ont éclaté, avec des purges et des exclusions de cadres proches de Gbagbo. Ces événements révèlent les luttes de pouvoir internes et les stratégies divergentes à l'approche des élections présidentielles, mettant en lumière la fragilité de l'unité du parti et de l'opposition ivoirienne dans son ensemble.
Laurent Gbagbo affirme clairement qu’il refuse toute alternative ou « plan B » qui lui serait proposé par des homologues chefs d’État. Selon lui, en Côte d’Ivoire, il n’existe qu’un seul plan, celui de Laurent Gbagbo lui-même, soulignant ainsi son attachement à son projet politique unique et sa détermination à poursuivre son action sans compromis ni substitution.
Cette déclaration s’inscrit dans un contexte ivoirien marqué par des tensions politiques fortes, où les stratégies et alliances sont scrutées de près. En refusant un « plan B », Gbagbo réaffirme sa posture de leader incontournable dans la scène politique ivoirienne, rejetant les pressions extérieures visant à modifier ses choix ou à envisager une alternative à sa candidature ou à son influence.
Cela traduit aussi une volonté de contrôler étroitement son héritage politique et d’affirmer sa légitimité exclusive face aux enjeux électoraux et institutionnels actuels en Côte d’Ivoire.
Purge au sein du parti
Face à la perspective de l’élection présidentielle d’octobre 2025 et à l’exclusion persistante de Laurent Gbagbo de la liste électorale, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) traverse une crise ouverte. Le 22 juillet 2025, la direction du parti a mis un terme aux fonctions de deux cadres réputés proches d’Ahoua Don Mello : Kouakou Dapa Donacien, coordonnateur régional, et Fernand Ahilé, secrétaire local. Ces révocations interviennent alors qu’une lettre stratégique signée Don Mello, plaidant pour des « candidatures de précaution » en cas de blocage sur Gbagbo, avait fuité, illustrant un profond malaise dans la formation
Dissensions internes et stratégie électorale
Dissidence sanctionnée : Cette décision de Laurent Gbagbo et de la direction du PPA-CI marque une ligne dure contre toute forme de contestation interne et vise à affirmer le contrôle sur l’appareil du parti, à moins de quatre mois du scrutin décisif.
Lettre controversée : La lettre d’Ahoua Don Mello, datée du 29 juin et rendue publique le 11 juillet, n’envisageait pas une alternative à Gbagbo, mais une stratégie pragmatique visant à éviter un vide électoral si la candidature de l’ancien président était définitivement rejetée par le Conseil constitutionnel.
Don Mello acte sa candidature
Le lendemain de ce « limogeage » interne, Ahoua Don Mello, vice-président en charge du panafricanisme, a confirmé publiquement son intention de se présenter à la présidentielle
Un parti sous tension
Cette succession d’événements traduit la résurgence des rivalités internes autour de la succession ou de la représentation du courant Gbagbo dans le paysage politique ivoirien.
Don Mello défend sa démarche comme un acte de responsabilité politique afin d’éviter que l’opposition ne soit « sans candidat crédible ». Le PPA-CI, divisé entre fidélité à Gbagbo et nécessité d’une présence effective à la présidentielle, montre ainsi la fragilité de son unité interne à l’approche de l’échéance électorale.
Réception et perspectives
Un récent sondage en ligne montre que plus de 62% des internautes considèrent Ahoua Don Mello comme un potentiel « plan B » crédible pour le pôle opposition du PPA-CI, mais l’appareil officiel du parti continue d’imposer une discipline sévère.
La crise ouverte entre la direction du PPA-CI et Ahoua Don Mello révèle la difficulté de l’opposition ivoirienne à s’unir derrière une stratégie partagée, sur fond d’exclusion électorale, de rivalités de leadership et d’enjeux critiques pour la présidentielle à venir.
Il s’est dit prêt à « déposer [sa] candidature », tout en appelant à un éventuel dialogue interne de la dernière chance.Sa décision, nourrie par une volonté affichée de renforcer les chances de l’opposition dans un contexte de divisions, suscite des remous dans son propre camp, où certains voient dans cette démarche une remise en cause de l’autorité de Gbagbo.
