
APRNEWS: Gbagbo Laurent – Le Candidat Incontournable de l’Élection Présidentielle en Côte d’Ivoire
Blaise Lasm, cadre du PPACI, réagit à l'élection présidentielle en critiquant la partialité de la CEI et en mettant en garde le Conseil Constitutionnel. Le parti conteste l'exclusion de la candidature de Laurent Gbagbo, se positionnant en acteur pacifique pour la justice et la paix. Il appelle le Conseil à l'équité malgré ses liens présumés avec le président sortant. La défense de Gbagbo repose sur le manque de preuves justifiant son inéligibilité. Le discours vise à mobiliser les partisans, exercer une pression sur le Conseil et contester toute décision contraire à leurs revendications, soulignant les tensions politiques persistantes en Côte d'Ivoire.

Ce discours de Blaise Lasm, cadre du PPACI (Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire), est une déclaration politique forte à l’issue de l’élection présidentielle.

Décryptage
Le discours est une réaction à la gestion du processus électoral par la CEI (Commission Electorale Indépendante) et une mise en garde adressée au Conseil Constitutionnel, chargé de valider les résultats. Le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo conteste la légitimité du processus et notamment l’exclusion de sa candidature.
Points Clés et Arguments Développés
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Dénonciation de la CEI :
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Le parti affirme avoir participé au processus démocratique malgré une CEI qu’il juge « partisane, boiteuse et clairement dépendante » du pouvoir en place (le régime du président Ouattara). Cette accusation remet en cause l’impartialité de l’instance organisatrice.
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Auto-positionnement en Victime Vertueuse :
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Le PPACI se présente comme un acteur « pacifique mais déterminé » qui combat pour la « justice, la paix et la cohésion ».
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Il revendique la légitimité de ses actions en se distinguant de ses adversaires : sans rébellion, sans meurtre d’agents de l’État, et sans instrumentalisation de la population. C’est une critique indirecte des méthodes attribuées à d’autres camps politiques dans l’histoire récente du pays.
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Pression sur le Conseil Constitutionnel :
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La « balle » est désormais dans le camp du Conseil Constitutionnel. Le PPACI reconnaît que ses membres sont nommés par le président sortant (et candidat) et que certains lui sont « très proches », soulignant un risque potentiel de partialité.
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Il les appelle à un « sursaut patriotique » pour offrir à la Côte d’Ivoire un scrutin « apaisé, démocratique, inclusif et transparent ». C’est un appel à l’équité malgré leurs présumées affiliations.
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Défense de la Candidature de Laurent Gbagbo :
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L’argument central est que l’exclusion de Gbagbo est injustifiée et inconstitutionnelle.
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Les raisons de cette exclusion (faits amnistiés) sont jugées « ni fondées, ni prouvées ».
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L’argument le plus fort avancé est que la prétendue victime (la BCEAO) « n’admet aucun préjudice » et « n’a jamais porté plainte ». Cela vise à invalider le fondement même de l’accusation qui a conduit à son inéligibilité.
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Message de Confiance et de Résilience :
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Malgré les obstacles, le parti se dit « confiant » et se présente comme le favori (« Grand favori »).
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Il s’appuie sur l’expérience passée de Laurent Gbagbo, évoquant son « acquittement par la CPI »(Cour Pénale Internationale) après une longue lutte, pour suggérer qu’une nouvelle victoire face à l’injustice est possible. La phrase « Qui peut le plus peut le moins » signifie que s’ils ont surmonté la CPI, ils peuvent surmonter cet obstacle national.
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Ce discours est une stratégie de communication qui vise à :
Mobiliser les sympathisants en présentant le parti comme un défenseur pacifique de la justice.
Exercer une pression maximale sur le Conseil Constitutionnel en rendant publique sa position et ses doutes sur son impartialité.
Contester par avance un éventuel rejet de ses recours ou une validation de la victoire d’Alassane Ouattara, en posant les bases d’une argumentation selon laquelle le processus serait truqué.
Il reflète les tensions politiques persistantes en Côte d’Ivoire et les défis liés à la réconciliation nationale, où le passé judiciaire et politique des leaders continue de peser lourdement sur le processus électoral.
