APRNEWS: Gbagbo Laurent – Le Candidat Incontournable de l’Élection Présidentielle en Côte d’Ivoire

APRNEWS: Gbagbo Laurent – Le Candidat Incontournable de l’Élection Présidentielle en Côte d’Ivoire

Blaise Lasm, cadre du PPACI, réagit à l'élection présidentielle en critiquant la partialité de la CEI et en mettant en garde le Conseil Constitutionnel. Le parti conteste l'exclusion de la candidature de Laurent Gbagbo, se positionnant en acteur pacifique pour la justice et la paix. Il appelle le Conseil à l'équité malgré ses liens présumés avec le président sortant. La défense de Gbagbo repose sur le manque de preuves justifiant son inéligibilité. Le discours vise à mobiliser les partisans, exercer une pression sur le Conseil et contester toute décision contraire à leurs revendications, soulignant les tensions politiques persistantes en Côte d'Ivoire.

Le Grand Favori de l’Élection Présidentielle à Venir en Côte d’Ivoire
BLAISE LASM( cadre PPACI) : « Jusqu’au bout , nous avons fait notre part en participant pleinement au processus démocratique quoique celui ci a été mené de bout en bout par une CEI partisane , boiteuse et clairement dépendante des humeurs et caprices du régime .
De manière pacifique mais déterminée , nous avons mené le combat de la justice , de la paix et de la cohésion .
Nous avons revendiqué notre droit sans avoir recours ni à une rébellion ni aux meurtres des agents de l’Etat encore moins en instrumentalisant une partie des populations avec des motifs fallacieux .
La balle est désormais dans le camp du Conseil Constitutionnel qui doit interroger aussi bien la Constitution que le besoin de réconcilier la Côte d’Ivoire .
Nous savons qu’ils ont été nommés par le Chef de l’Etat , lui même candidat , nous sommes persuadés que certains des membres de cette Auguste instance sont très proches de lui , mais nous espérons que dans un sursaut patriotique particulier , ceux ci puissent donner à la Côte d’Ivoire l’occasion d’un scrutin apaisé , démocratique , inclusif et transparent .
Nous prions qu’ils ne s’échinent pas a trouver des parades juridiques pour valider une candidature inconstitutionnel tout en travaillant à invalider une candidature dont la validité ne souffre d’aucun doute dans la mesure où les faits justifiant l’exclusion de notre candidat ne sont ni fondés , ni prouvés , ont été amnistiés mais surtout la victime ( Banque Centrale États de l’Afrique de l’Ouest : BCEAO ) n’admet aucun préjudice au point de n’avoir jamais porté plainte.
Bref …. Nous sommes confiants parce que nous avons traversé pire . Ceux qui ont espérés , ont luttes et obtenus une relaxe de la CPI ne peuvent qu’espérer et obtenir un triomphe du bon sens et de la justice en Côte d’Ivoire 🇨🇮.
Qui peut le plus peut le moins !
Nous sommes le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire et notre UNIQUE candidat GBAGBO LAURENT est le Grand favori de l’élection présidentielle à venir …..

Ce discours de Blaise Lasm, cadre du PPACI (Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire), est une déclaration politique forte à l’issue de l’élection présidentielle.

Décryptage

Le discours est une réaction à la gestion du processus électoral par la CEI (Commission Electorale Indépendante) et une mise en garde adressée au Conseil Constitutionnel, chargé de valider les résultats. Le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo conteste la légitimité du processus et notamment l’exclusion de sa candidature.

Points Clés et Arguments Développés

  1. Dénonciation de la CEI :

    • Le parti affirme avoir participé au processus démocratique malgré une CEI qu’il juge « partisane, boiteuse et clairement dépendante » du pouvoir en place (le régime du président Ouattara). Cette accusation remet en cause l’impartialité de l’instance organisatrice.

  2. Auto-positionnement en Victime Vertueuse :

    • Le PPACI se présente comme un acteur « pacifique mais déterminé » qui combat pour la « justice, la paix et la cohésion ».

    • Il revendique la légitimité de ses actions en se distinguant de ses adversaires : sans rébellion, sans meurtre d’agents de l’État, et sans instrumentalisation de la population. C’est une critique indirecte des méthodes attribuées à d’autres camps politiques dans l’histoire récente du pays.

  3. Pression sur le Conseil Constitutionnel :

    • La « balle » est désormais dans le camp du Conseil Constitutionnel. Le PPACI reconnaît que ses membres sont nommés par le président sortant (et candidat) et que certains lui sont « très proches », soulignant un risque potentiel de partialité.

    • Il les appelle à un « sursaut patriotique » pour offrir à la Côte d’Ivoire un scrutin « apaisé, démocratique, inclusif et transparent ». C’est un appel à l’équité malgré leurs présumées affiliations.

  4. Défense de la Candidature de Laurent Gbagbo :

    • L’argument central est que l’exclusion de Gbagbo est injustifiée et inconstitutionnelle.

    • Les raisons de cette exclusion (faits amnistiés) sont jugées « ni fondées, ni prouvées ».

    • L’argument le plus fort avancé est que la prétendue victime (la BCEAO) « n’admet aucun préjudice » et « n’a jamais porté plainte ». Cela vise à invalider le fondement même de l’accusation qui a conduit à son inéligibilité.

  5. Message de Confiance et de Résilience :

    • Malgré les obstacles, le parti se dit « confiant » et se présente comme le favori (« Grand favori »).

    • Il s’appuie sur l’expérience passée de Laurent Gbagbo, évoquant son « acquittement par la CPI »(Cour Pénale Internationale) après une longue lutte, pour suggérer qu’une nouvelle victoire face à l’injustice est possible. La phrase « Qui peut le plus peut le moins » signifie que s’ils ont surmonté la CPI, ils peuvent surmonter cet obstacle national.

Ce discours est une stratégie de communication qui vise à :

Mobiliser les sympathisants en présentant le parti comme un défenseur pacifique de la justice.

Exercer une pression maximale sur le Conseil Constitutionnel en rendant publique sa position et ses doutes sur son impartialité.

Contester par avance un éventuel rejet de ses recours ou une validation de la victoire d’Alassane Ouattara, en posant les bases d’une argumentation selon laquelle le processus serait truqué.

Il reflète les tensions politiques persistantes en Côte d’Ivoire et les défis liés à la réconciliation nationale, où le passé judiciaire et politique des leaders continue de peser lourdement sur le processus électoral.

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