
APRNEWS: Gambie – Le gouvernement met en garde Yahya Jammeh contre un retour susceptible de poursuites judiciaires
Le gouvernement gambien a lancé un avertissement sévère à l’adresse de l’ancien président exilé Yahya Jammeh, suite à son annonce publique d’un retour prochain dans son pays natal.
L’annonce qui fait trembler Banjul
L’ancien chef d’État, exilé en Guinée équatoriale depuis janvier 2017, a diffusé une note vocale à ses partisans affirmant vouloir revenir en novembre 2025 pour reprendre la tête de son parti, l’APRC, et profiter d’un prétendu protocole d’accord international garantissant, selon lui, son retour sans entrave.
Un avertissement ferme des autorités
En réaction, le gouvernement gambien a reconnu que Jammeh conserve le droit de revenir en tant que citoyen, mais a clairement rappelé que ce droit ne le protégerait en rien contre l’ouverture immédiate de procédures judiciaires liées aux graves exactions commises lors de ses 22 ans de règne. « Des enquêtes, une arrestation et des poursuites seront déclenchées selon les lois gambiennes, dans le respect strict du procès équitable », a précisé l’exécutif dans un communiqué, citant les conclusions de la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC) qui relèvent sa responsabilité directe dans des crimes, exécutions extrajudiciaires et actes de torture.
Opposition politique et réactions internationales
Cette mise en garde officielle suscite des débats intenses en Gambie, certains analystes évoquant le dilemme national entre réconciliation et exigence de justice. La communautée internationale, de l’Union africaine à la CEDEAO et l’ONU, suit avec attention l’évolution d’une situation qui pourrait redéfinir la transition démocratique du pays et sa capacité à juger les crimes du passé.
