
APRNEWS: FIFA face à Gaza – Infantino prône la paix, mais aucune sanction contre Israël
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a réaffirmé jeudi que « le football ne peut pas résoudre les problèmes géopolitiques » mais qu'il transmet un puissant « message de paix et d’unité ».
Cette déclaration intervient alors que l’organisation mondiale du football est sous pression croissante : Amnesty International, l’Association palestinienne et plusieurs pays européens Espagne, Norvège, Turquie appellent à la suspension d’Israël des compétitions internationales en raison de la guerre génocidaire menée par ses forces à Gaza.
Depuis des mois, la FIFA examine ce dossier sensible. Les responsables palestiniens demandent l’exclusion de la fédération israélienne, citant notamment le rapport du Conseil des droits de l’homme des Nations unies et la décision de la Cour internationale de Justice qualifiant l’occupation israélienne de la Palestine d’illégale et exigeant son retrait immédiat. Amnesty International souligne que des clubs israéliens basés dans des colonies continuent à jouer en violation du droit international et des statuts de la FIFA.
Malgré l’insistance de ces organisations et de gouvernements européens, aucune décision formelle n’a été prise par la FIFA. Le Conseil de l’instance réuni cette semaine n’a pas inscrit la question du statut d’Israël à son ordre du jour. Infantino rappelle que toute mesure disciplinaire de cette ampleur nécessite « un consensus entre confédérations » et appelle à « la prudence ».
En coulisses, le vote potentiel de l’UEFA pour les compétitions européennes a été reporté, à la demande de la Maison blanche et du président Trump, qui œuvre à un plan de cessez-le-feu. Les fédérations norvégienne, turque et espagnole restent mobilisées, tandis que la Fédération palestinienne attend une enquête indépendante promise par Infantino.
Israël continue donc pour l’instant à disputer ses matchs internationaux, dont certaines rencontres de qualification pour la Coupe du monde. Cette inertie de la FIFA suscite la frustration des responsables palestiniens et de nombreux militants des droits humains, qui rappellent que lors de l’invasion de l’Ukraine, une suspension rapide de la Russie avait été prononcée par la même organisation.
