APRNEWS: Dr Kamara Assétou Laurence brise le silence sur le refus de parrainage à Vincent Toh Bi

APRNEWS: Dr Kamara Assétou Laurence brise le silence sur le refus de parrainage à Vincent Toh Bi

Dr Kamara Assétou Laurence, responsable du parrainage pour le candidat indépendant Vincent Toh Bi Irié à la présidentielle ivoirienne de 2025, revient sur le rejet de sa candidature par le Conseil constitutionnel et livre un éclairage détaillé sur le processus et les nombreuses incohérences constatées.

Elle était responsable de son parrainage. Entre chiffres contestés, méthodes discutables et refus de délai légal, elle livre sa part de vérité pour l’histoire.

« Je suis Dr Kamara Assétou Laurence, responsable du parrainage 2025 pour le candidat de la société civile, Vincent Toh Bi Irié, candidat indépendant.

Avant tout, je tiens à remercier du fond du cœur tous les Ivoiriens et toutes les Ivoiriennes qui nous ont accordé leur parrainage. Vous avez bien fait. Merci infiniment.

Le Conseil constitutionnel (CC) a tranché. Il n’y aurait donc plus rien à dire…
Sauf que je me dois de dire ma vérité. Pour la postérité.
Ayant été au cœur de cette opération délicate, je ne peux me taire. L’Histoire retiendra.

Ce que nous avons fait

Le lundi 25 août 2025, j’ai déposé à la CEI 22 registres couvrant 20 régions. Deux d’entre elles dépassaient les 3 500 parrainages, ce qui justifiait un second registre pour chacune.

Avec l’équipe technique de la CEI, nous avons décompté plus de 41 000 parrains lors de la phase manuelle du traitement, malgré ses limites humaines. À cette étape, de nombreux doublons internes (noms répétés) avaient déjà été supprimés par nos soins.

Puis est venue la phase numérique. Une application informatique a permis d’affiner l’échantillon : retrait des doublons restants, vérification des noms et numéros d’électeurs, et confrontation avec la liste électorale définitive.

Résultat : plus de 36 000 parrainages conformes.
C’est-à-dire, plus de 36 000 électeurs inscrits sur la liste électorale définitive.
Ces données ont été versées dans le fichier Excel de la CEI, selon les modalités exigées. Le jour du dépôt, ces chiffres ont été validés visuellement avec la CEI.

Des incohérences troublantes

Si plus de 36 000 parrains sont sur la liste électorale, c’est qu’ils possèdent une CNI valide. Alors, d’où vient l’accusation de fausses identités ?
Peut-on figurer sur la liste électorale avec une fausse identité ?
La liste serait-elle truffée de faussaires ? Des questions s’imposent.

Le Code électoral exige un parrainage couvrant au moins 17 régions, à raison de 1 % de l’électorat de chaque région choisie.
Nous en avons sélectionné 17, et ajouté 3 autres par précaution.

Total requis : 24 915 parrainages
(soit la somme des 1 % de nos 17 régions choisies)

Alors d’où sort le chiffre de 38 898 parrainages requis pour Vincent Toh Bi Irié ?
Même si l’on prenait en compte les 20 régions, le total ne dépasse pas 34 283.

Autre incohérence : le Conseil Constitutionnel nous attribue 21 936 parrains validés.
Il nous en manquait donc 2 979, pour atteindre les 24 915 requis dans notre configuration à 17 régions.

Alors pourquoi ne pas nous avoir laissé les 48 heures légales pour compléter ?
Nous avions des parrainages supplémentaires, précisément préparés pour cette éventualité. Pourquoi avoir bloqué cette possibilité prévue par les textes ?

Bon. Il paraît que les littéraires ne sont pas forts en calcul. Je ne sais pas.
Mais si c’est un littéraire qui a fait ces calculs, je peux comprendre…
Par contre, si c’est un scientifique, alors qu’il retourne en classe de CM2.
Sauf si…

NB : Une carte de parrainage existe pour ceux qui veulent faire les calculs eux-mêmes. Les chiffres en rouge indiquent les quotas par région.

Les Ivoiriens et les Ivoiriennes tiendront bon.
La Côte d’Ivoire vivra.
Mais il faut savoir que, derrière les chiffres, les exclusions, les interprétations du droit, il y a des citoyens debout, lucides, et déterminés. »

Dr Kamara Assétou Laurence
photo:dr

Avant tout, je tiens à remercier du fond du cœur tous les Ivoiriens et toutes les Ivoiriennes qui nous ont accordé leur parrainage. Vous avez bien fait. Merci infiniment. Le Conseil constitutionnel (CC) a tranché. Il n’y aurait donc plus rien à dire… Sauf que je me dois de dire ma vérité. Pour la postérité. Ayant été au cœur de cette opération délicate, je ne peux me taire. L’Histoire retiendra. Ce que nous avons fait Le lundi 25 août 2025, j’ai déposé à la CEI 22 registres couvrant 20 régions. Deux d’entre elles dépassaient les 3 500 parrainages, ce qui justifiait un second registre pour chacune. Avec l’équipe technique de la CEI, nous avons décompté plus de 41 000 parrains lors de la phase manuelle du traitement, malgré ses limites humaines. À cette étape, de nombreux doublons internes (noms répétés) avaient déjà été supprimés par nos soins. Puis est venue la phase numérique. Une application informatique a permis d’affiner l’échantillon : retrait des doublons restants, vérification des noms et numéros d’électeurs, et confrontation avec la liste électorale définitive. Résultat : plus de 36 000 parrainages conformes. C’est-à-dire, plus de 36 000 électeurs inscrits sur la liste électorale définitive. Ces données ont été versées dans le fichier Excel de la CEI, selon les modalités exigées. Le jour du dépôt, ces chiffres ont été validés visuellement avec la CEI. Des incohérences troublantes Si plus de 36 000 parrains sont sur la liste électorale, c’est qu’ils possèdent une CNI valide. Alors, d’où vient l’accusation de fausses identités ? Peut-on figurer sur la liste électorale avec une fausse identité ? La liste serait-elle truffée de faussaires ? Des questions s’imposent. Le Code électoral exige un parrainage couvrant au moins 17 régions, à raison de 1 % de l’électorat de chaque région choisie. Nous en avons sélectionné 17, et ajouté 3 autres par précaution. Total requis : 24 915 parrainages (soit la somme des 1 % de nos 17 régions choisies) Alors d’où sort le chiffre de 38 898 parrainages requis pour Vincent Toh Bi Irié ? Même si l’on prenait en compte les 20 régions, le total ne dépasse pas 34 283. Autre incohérence : le Conseil Constitutionnel nous attribue 21 936 parrains validés. Il nous en manquait donc 2 979, pour atteindre les 24 915 requis dans notre configuration à 17 régions. Alors pourquoi ne pas nous avoir laissé les 48 heures légales pour compléter ? Nous avions des parrainages supplémentaires, précisément préparés pour cette éventualité. Pourquoi avoir bloqué cette possibilité prévue par les textes ? Bon. Il paraît que les littéraires ne sont pas forts en calcul. Je ne sais pas. Mais si c’est un littéraire qui a fait ces calculs, je peux comprendre… Par contre, si c’est un scientifique, alors qu’il retourne en classe de CM2. Sauf si… NB : Une carte de parrainage existe pour ceux qui veulent faire les calculs eux-mêmes. Les chiffres en rouge indiquent les quotas par région. Les Ivoiriens et les Ivoiriennes tiendront bon. La Côte d’Ivoire vivra. Mais il faut savoir que, derrière les chiffres, les exclusions, les interprétations du droit, il y a des citoyens debout, lucides, et déterminés. » Dr Kamara Assétou Laurence photo:dr
DÉCRYPTAGE 

Ce texte du Dr Kamara Assétou Laurence est une déclaration forte et détaillée qui conteste le rejet de la candidature de Vincent Toh Bi Irié à l’élection présidentivoire ivoirienne. Voici une analyse structurée de ses principaux arguments :

Résumé des Principaux Points

  1. Le dépôt et le décompte initial : Elle affirme avoir déposé 22 registres couvrant 20 régions, avec un décompte manuel initial de plus de 41 000 parrainages. Après un nettoyage des doublons, son équipe et la CEI seraient arrivés à plus de 36 000 parrainages conformes (des électeurs inscrits sur la liste électorale définitive).

  2. L’écart inexplicable : Le Conseil Constitutionnel a annoncé n’avoir validé que 21 936 parrainages, soit un déficit de 2 979 par rapport au quota requis de 24 915 (basé sur 17 régions choisies). Elle soulève une incohérence majeure : pourquoi le Conseil constitutionnel a-t-il évoqué un quota de 38 898 parrainages requis, un chiffre qui ne correspond à aucune logique mathématique (le total des 1% de 20 régions ne dépassant pas 34 283) ?

  3. La question des « fausses identités » : Elle conteste vigoureusement l’accusation de faux. Si ses 36 000 parrains sont sur la liste électorale définitive, ils possèdent nécessairement une carte d’identité nationale (CNI) valide. Elle retourne l’argument : si ces identités sont fausses, cela signifierait que la liste électorale elle-même est frauduleuse.

  4. Le refus du délai légal : Un de ses griefs principaux est le refus de leur accorder les 48 heures légales pour combler l’écart. Elle affirme avoir préparé des parrainages supplémentaires précisément pour cette éventualité, mais cette possibilité prévue par la loi leur a été refusée.

  5. Un ton critique et ironique : Son message est teinté d’une ironie mordante, notamment envers les « littéraires » et les « scientifiques » chargés des calculs, signe d’une profonde frustration et d’un sentiment d’injustice.

  6. Un message d’espoir et de résistance : Au-delà de la controverse, elle adresse un message de gratitude aux Ivoiriens qui ont parrainé le candidat et termine par un appel à la résilience, affirmant qu’il existe une citoyenneté « debout, lucide et déterminée ».

Analyse et Contextualisation

Le Dr Kamara, en sa qualité de médecin, juriste et spécialiste en économie de la santé, utilise son expertise pour construire un argumentaire technique et juridique solide. Elle ne s’attaque pas à une simple erreur administrative, mais pointe du doigt des incohérences mathématiques et des interprétations contestables de la procédure légale.

Son récit soulève des questions cruciales sur la transparence du processus de validation des candidatures. L’écart entre ses chiffres (36k+), ceux du Conseil (21k) et le quota fantôme (38k) cité par ce dernier est au cœur de la polémique.

La mention des « 48 heures légales » fait référence à l’article 47 de la loi électorale ivoirienne, qui prévoit effectivement un délai pour régulariser une candidature en cas de parrainages insuffisants. Le refus d’accorder ce délai est perçu par ses partisans comme une entrave délibérée à la candidature de Toh Bi Irié.

Cette déclaration n’est pas qu’une simple protestation ; c’est un acte de mémoire. Comme elle le dit elle-même, elle livre « sa part de vérité pour l’histoire », documentant ce qu’elle considère comme des irrégularités graves dans le processus électoral afin que la postérité en juge.

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